Edition: la relation auteur-éditeur

On peut lire et entendre énormément de choses sur la relation entre l’auteur et l’éditeur, la plupart étant diffusées sur les forums par des écrivains ayant vu leur manuscrit refusé. Aujourd’hui, je vais vous dévoiler l’envers du décor.

Tout d’abord, il faut bien comprendre une chose, l’éditeur n’est pas un tyran qui exploite ses auteurs dans le seul but d’engraisser son banquier. Éditeur, c’est avant tout une passion. Du moins, c’est ce que j’ai décelé chez les quatre éditeurs avec qui j’ai collaboré. Ils aiment leur métier et sont de très grands lecteurs. Ce que je peux rajouter également, c’est qu’ils ne comptent pas leurs heures. C’est assez incroyable!

A l’heure actuelle, j’ai travaillé avec Claude Boissière aux Editions des montagnes noires et avec trois éditeurs, dont le directeur éditorial, aux Editions Ouest France. Je suis actuellement en contact avec un cinquième pour un tout nouveau roman.
Les méthodes de travail sont différentes chez chacun d’entre eux, mais ce que je peux avancer avec contentement, c’est qu’ils ont été à l’écoute de chacune de mes remarques.

Toujours disponibles par téléphone ou par mail, les éditeurs étaient ouverts et je n’avais aucun mal à échanger sur mes romans, à faire modifier certains aspects de mise en page, des détails sur la couverture ou tout autre proposition. L’objectif était simple: obtenir le meilleur ouvrage possible, sur le fond comme sur la forme, car un livre est un objet pour le lecteur avant devenir une histoire. Certains auteurs, mus par un ego démesuré, refusent de modifier la moindre ligne de leur roman, pensant que leur plume est parfaitement aiguisée et ne nécessite aucune relecture. Ils peinent à saisir que l’éditeur cherche à améliorer la version pour qu’elle se vende au mieux. Le but est tout de même de trouver des lecteurs et de les fidéliser. Sinon autant garder son manuscrit dans son tiroir. Bien évidemment, certains éditeurs abusent, mais mes confrères semblent aussi satisfaits que moi sur ce point.

Je ne vous cachent pas qu’ils m’incitent à faire des salons littéraires, mais sans jamais me forcer la main. Je manque de temps et je crois en avoir fait seulement cinq ou six sur l’année 2016. C’est peu et je n’ai pas à m’en excuser. L’écriture n’est pas mon activité principale.

Il faut vraiment voir la relation auteur-éditeur comme une collaboration saine et productive. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié le regard professionnel d’Hervé Chirault sur ma trilogie La légende de Kaelig Morvan. Les modifications qu’il a apportées, toujours avec mon accord, ont enrichi le texte et perfectionné certains points de l’histoire. Il s’agit d’une relation de confiance. Hervé m’avait d’ailleurs donné carte blanche lors de la commande de cette trilogie celte.

Il faut donc comprendre qu’un auteur ne travaille pas pour un éditeur. Il travaille avec un éditeur!

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