Autoédition: un marché concurrentiel

Depuis quelques années, l’autoédition est en plein expansion. Véritable révolution littéraire, ce système florissant implique logiquement un marché très concurrentiel.

De plus en plus d’auteurs se tournent vers cette voie de liberté qu’est l’autoédition. Certains le font par choix, d’autres par dépit. Mais une chose est certaine, le nombre d’auteurs indépendants ne cesse de croître, ce qui n’est pas forcément en adéquation avec le volumes des ventes.

Il y a quelques années, un vent de fraîcheur soufflait sur Amazon, les jeunes écrivains se lançant à corps perdu dans l’autoédition. Beaucoup voyait dans ce nouveau système le Graal qui faisait la nique aux éditeurs. Le pouvoir au peuple!
Mais voilà, beaucoup en sont revenus déçus. Les places sont chères et en dehors du fameux top 100 d’Amazon, il est difficile de gagner en visibilité et de vendre. Aujourd’hui, le nombre d’auteurs indépendants ne cesse d’augmenter, tout le monde voulant voir son nom de plume sur Internet pour épater la galerie. Car il s’agit aussi de ça! Des livres aux scénarios bâclés, non corrigés et des sagas dont les suites ne viennent jamais.
Et dans ce florilège d’artistes maudits, quelques auteurs réellement motivés sortent du lot, le nom de Jacques Vandroux représentant le parfait exemple. Des livres à la narration envoûtante, des récits fantastiques, des page-turner, des romans qui sortent des sentiers battus. L’autoédition, c’est aussi cette affranchissement des codes.

Si vous souhaitez vous autoéditer, il faudra donc comprendre que vous ne serez pas seul et que des milliers d’autres rêvent aussi de gloire et de lecteurs. Si on compare les chiffres, pour atteindre le fameux top 100, il faut vendre en moyenne 4 fois plus de livres en 2016 qu’en 2012. Mais le problème est qu’il n’y a pas 4 fois plus de lecteurs numériques…Il va donc falloir travailler dur!

2 commentaires sur « Autoédition: un marché concurrentiel »

  1. Les auto-édités parviennent-ils à récupérer leur mise de départ ? Y a-t-il des chiffres à votre connaissance là-dessus ?

    L’auto-édition, je suppose que se sont des entreprises qui proposent de publier un roman sans le moindre contrôle, c’est bien cela ? Qu’est-ce qui change d’un simple imprimeur ?

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    1. La mise de départ des autoédités est surtout composé de connaissance et de temps. Comprendre les rouages de l’univers littéraire et des étapes de l’édition s’apprend sur la longueur et demande un réel investissement. Il faut ensuite mettre en pratique cet apprentissage. C’est là la principale dépense de l’auteur indépendant.
      Ensuite, il y a la couverture. Si on fait appel à un professionnel, il faut compter un minimum de 300€. Ou alors on achète des couvertures toutes faites sur « thebookcoverdesigner » pour environ 150€.
      Disons que sur le long terme, l’autoédité ne perdra normalement pas d’argent. Mais pour faire des bénéfices, il faut s’investir pleinement.

      Il ne faut pas confondre autoédition et édition numérique. Avec l’avènement d’Amazon et de son kindle (en baisse désormais), de nombreuses structures ont vu le jour et ont rapidement proposé d’édité les jeunes auteurs en numérique avec une impression à la demande. Ils affirment à juste titre travailler avec les librairies, mais il faut en fait comprendre qu’ils proposent leurs ouvrages en vente sur la Sodis et que les libraires peuvent se les procurer. Sauf que si le libraire ne connait pas votre livre, il n’ira pas le chercher. Il a déjà assez à faire avec les commerciaux des maisons d’édition.

      Ensuite, l’autoédité peut publier son livre sur les plateformes telles Amazon et la Fnac sans le moindre contrôle de qualité. J’ai pu lire des brouillons de romans et cela ne dérange personne. C’est d’ailleurs ce point qui fait mauvaise presse à l’autoédition. Bien que l’art soit subjectif, il faut tout de même s’assurer d’un minimum qualité orthographique. C’est le respect dû au lecteur.

      Aujourd’hui, les auteurs indépendants peuvent imprimer à la demande via les plateformes de ventes en ligne, mais également passer des commandes d’ouvrages en petits tirages en France. L’imprimeur « Autres talents » dont m’a parlé récemment Iman Eyitayo fait un très bon travail à des tarifs vraiment intéressants. Pratique pour les dédicaces en salons ou la vente directe sur un site internet d’auteur!

      Quoi qu’il en soit, la concurrence est rude et il faut redoubler de motivation pour se lancer sur cette voie. Et même si j’ai finalement opté pour l’édition traditionnelle, je garde un excellent souvenir de mon expérience dans l’autoédition.

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