Ecrire un roman de fantasy 04: le choix et la création d’un univers médiéval-fantastique

Lorsqu’on décide de se lancer dans l’écriture d’un roman d’heroic fantasy, on a forcément une vague idée de l’univers dans lequel évolueront nos personnages. Mais voilà ! Ce choix s’avère crucial, car il aura une influence majeure sur le déroulement de l’histoire.

En effet, lorsqu’on analyse la terre du milieu du Seigneur des anneaux, on réalise qu’il s’agit d’un univers simple peuplé de forêts, de rivières et de montagnes. En bref, il s’agit d’un monde sensiblement proche du nôtre. Le lecteur peut donc très aisément s’y projeter. L’inconvénient est que ce monde n’a rien de merveilleux. Il est beau – la contrée donne vraiment envie – mais en rien extraordinaire.

Garder les pieds sur terre

Vous allez donc devoir fixer vos objectifs pour déterminer vos attentes et l’émotion que vous souhaitez transmettre à vos lecteurs. Si on prend l’exemple de Pandora, le monde du film Avatar, on plonge clairement dans un univers éblouissant où une faune extraordinaire côtoie une flore bioluminescente. En outre, les montagnes en lévitation sont exceptionnelles. On plonge clairement dans le fantastique. Mais un problème se pose ! Si le film est visuellement réussi, qu’en serait-il d’un livre ? Peut-on réellement transmettre cet époustouflant balai de couleur ? Même avec un style très graphique ?

Ensuite, lorsque vous aurez fait le choix de l’univers médiéval fantastique bien connu ou alors d’un autre plus original, vous devrez vous fixer des limites. Y aura-t-il des montagnes de 15000 mètres d’altitude, des crevasses dignes de la fosse des Malouines, des lacs d’eaux bouillonnantes ou encore de méthane ? Il faudra penser tout cela avant de vous lancer, car rajouter ou modifier des éléments au fur et à mesure s’avère très complexe et implique trop souvent des incohérences. De plus, il faut bien prendre en compte le fait que vos héros passeront peut-être par ces zones.

Entrer dans les détails

Lorsque vos choix seront faits, vous devrez définir le climat. Généralement, on conserve celui bien connu de notre planète. Cela évite aux lecteurs de s’y perdre. Mais rien ne vous empêche de placer deux soleils et trois lunes. Songez alors à l’impact que cela aura sur les marées, la longueur des nuits…Est-ce bien utile ?

Enfin, quand vous aurez placé les principaux éléments de votre univers (j’entends par là, noter sur un cahier les limites fixées et l’atmosphère générale du monde), il faudra écrire une rapide chronologie de votre monde. Inutile de vous lancer dans une incroyable genèse comme l’a fait Tolkien avec le Silmarillion. Cependant, vous pouvez décrire en quelques lignes les différentes ères qui ont fait le monde tel qu’il est aujourd’hui.

La prochaine fois, je vous parlerai justement de la carte et de la topographie.

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