Ecrire un roman de fantasy 07: les peuples et les races

Il n’y a pas de roman d’heroic fantasy sans peuples aux particularités remarquables, au passé mystérieux ou aux aptitudes extraordinaires. Le propre de l’univers médiéval-fantastique est qu’il offre aux lecteurs un panel de peuples tous plus incroyables les uns que les autres. Du rêve!

Mais comment faire pour créer des races crédibles et adaptées?

La cohérence

Je sais! Je n’ai que ce mot-là à la bouche. Cependant, la création de peuples coexistant dans un même monde demande une certaine homogénéité dans la répartition des dispositions propres aux différents peuples. Dans le cas contraire, on se retrouvera très vite avec des peuples dominants largement les autres et cela laissera finalement très peu de marges de manœuvre.

Pour revenir sur les grands classiques du moment, Georges R.R. Martin délivre dans sa saga Games of throne une pléiade des personnages de races et de peuples différents, mais dont les natures sont sensiblement les mêmes. A l’inverse, J.R.R Tolkien (les parents des auteurs aimaient visiblement les « R.R. ») a, selon moi, généré des incohérences scénaristiques à cause des peuples de la terre du milieu. Lorsqu’on voit Gandalf se faire aider par les aigles géants, on est en droit de penser qu’il aurait pu les appeler dès le départ (pour se rendre à Erebor ou dans la montagne du destin). De même, les premiers-nés (les elfes comme Galadriel) sont si puissants que même les neuf cavaliers les craignent. Mais non…ils ne viennent aider les hommes que quand ça leur chante! ça manque pour moi de crédibilité.
Songez-donc à bien équilibrer les forces.

Le passé des peuples

Ce qui caractérise un peuple ou une race, c’est son histoire. L’homme est esclave de son passé et il le sera éternellement. C’est d’ailleurs ce qui nous empêche d’avancer plus vite. Vous allez donc devoir écrire « l’antiquité » de chaque peuple. Cela définira son comportement actuel et ses prises de décisions lors des guerres ou autres.

Prenez l’exemple des Japonais! Ce peuple a été en guerre pendant 1300 ans sans interruption. Ils ont conquis la Chine qui est juste 25 fois plus grande. Ils se sont battus entre eux pendant des siècles pour gouverner leurs provinces et continuent aujourd’hui d’affirmer leur volonté de ne jamais être dirigés. La rigueur de leur éducation, le passé historique des samurais, tout ceci a forgé un peuple extrêmement résistant qui trouve l’équilibre de cette vie spartiate en faisant preuve d’une rare extravagance vestimentaire ou culturelle pour les nouvelles générations. Ils aiment plier le monde à leur volonté et leur passion pour le bonsaï en est une preuve indéniable, car ils torturent un arbre pour le former selon leur désir.

Vous allez donc devoir songer à tous ces aspects si vous décidez de créer une race dont l’implication dans votre scénario sera conséquente.
Si en revanche vous souhaitez simplement amener une touche fantaisiste dans votre roman pour quelques chapitres, ne vous embêtez pas à trop détailler. Mais restez tout de même cohérents.

La morphologie

Le physique des races est essentiel. Les hommes de notre planète ne se ressemblent pas tous. Comparez le corps d’un européen, d’un chinois, d’un brésilien et d’un gabonais (on dirait le début d’une blague…) et vous verrez que l’histoire et l’évolution ont influencé notre morphologie.

Il en sera de même pour vos races. La peau d’un peuple qui vit sous terre n’aura pas été soumise à l’exposition au soleil. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit blafarde comme c’est le cas pour les digs dans mon roman Le Sort de Gaia. Dans les régions très venteuses, les gens sont plus petits. Les peuples vivant dans les milieux rudes au climat hostile seront logiquement plus résistants, car les nouveau-nés faibles meurent rapidement. Il s’agit de la sélection naturelle.
Si vous créez des races type orques, trolls et autres créatures humanoïdes, vous devrez faire attention à ne pas les rendre trop puissants.

Le territoire et la cohabitation

Enfin, vous devez songer aux relations entre les peuples. Si leurs territoires se touchent, comment se comportent-ils? Y a-t-il des accords écrits ou plutôt une entente ancestrale. Vous aurez également à définir en amont les raisons qui poussent certains peuples à se détester, comme les elfes et les nains dans Le seigneur des anneaux.
De même, le territoire des peuples définira leur mode de vie. Une terre riche et florissante sera propice à l’agriculture alors qu’une steppe aride demandera des efforts de survie.

C’est tout pour aujourd’hui! Pour le n°8 d’Ecrire un roman de fantasy, je vous expliquerai comment faire vos recherches et trouver la bonne documentation. 

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