Ecrire un roman de science-fiction 03: un héros dernier survivant de son espèce

Dans les romans de SF, il n’est pas rare de constater que le héros est le dernier survivant de son espèce. A l’image du célèbre Riddick, le Furien au regard de glace, ces personnages portent en eux une histoire forte puisque leur race a presque intégralement disparu.

Pourquoi créer un tel héros?

Lorsqu’un personnage est le dernier de sa race, il possède d’emblée l’étiquette du survivant et intrigue le lecteur. Il n’est pas utile de préciser qu’il est hors du commun puisque tous les autres membres de son espèce ont disparu et pas lui. Aussi, il insère immédiatement une interrogation forte. Qu’est-il arrivé à sa race ? Cela va permettre à l’auteur de créer sur-le-champ un intérêt pour cette énigme. Libre à lui de la dévoiler sans plus attendre ou, au contraire, de jouer la carte du mystère et faire languir le lecteur.

riddickEnsuite, le héros possède automatiquement un capital sympathie, car on a pitié pour lui. Etre le seul survivant de son espèce est triste, car, quoi qu’il se passe, la race est condamnée par la mort inéluctable du personnage. Cette fatalité engendre d’ailleurs souvent un conflit intérieur chez le protagoniste et c’est un aspect que l’auteur devra exploiter.

Pour rester dans le cinéma, car il influence énormément mes écrits, je me souviens qu’à la fin des Gardiens de la galaxie (attention spoiler), la dirigeante annonce qu’en ayant analysé le sang du héros, les chercheurs ont découvert par hasard qu’il faisait partie d’une très ancienne race aujourd’hui disparue. Et hop ! L’intrigue du second volet est lancée.

Un autre aspect intéressant est que ce personnage n’a souvent pas de réelles attaches. Il vit seul et reclus, car il est considéré comme un paria. Il est donc possible d’explorer cette facette.

Pourquoi faut-il faire attention?

Comme pour tous les poncifs, il est primordial de ne pas sombrer dans l’évidence. Il faut songer à la cohérence d’un tel personnage dans son univers. Sa position doit être logique et apporter une plus-value à l’ouvrage. On ne cherche pas à faire de la sensiblerie, mais à enrichir l’histoire et peut-être même créer le point de départ de tout le récit.

Le cliché sera bien accueilli s’il est abordé avec justesse. Dans le cas contraire, c’est la chute libre.

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