Edition: le correcteur professionnel

La correction est souvent l’élément mis en avant pour différencier un ouvrage publié chez un éditeur traditionnel et un autre autoédité. Si l’image est souvent très proche de la réalité, il ne faut cependant pas généraliser. J’ai lu des romans indépendants mieux corrigés que ceux d’un éditeur.

Toutefois, bénéficier de l’aide d’un correcteur professionnel apporte une réelle plus-value au livre, car ce dernier ne se contente pas de corriger les fautes d’orthographe et les erreurs de syntaxe. Il peut également déceler des incohérences dans le scénario et en faire part à l’auteur.

Comme je l’ai souvent dit, publier un livre avec une maison d’édition implique un travail de collaboration. Et la partie correction est une des plus importantes.

Pour être plus concret, je vais vous expliquer comment s’est déroulée cette étape concernant La légende de Kaelig Morvan que j’ai publié en 2015 aux Éditions Ouest France.

Tout d’abord, l’éditeur a réalisé lui-même une première correction. Il lançait une nouvelle collection et tenait à s’assurer en personne de la qualité du texte. Ses remarques ne portaient que sur le fond et non la forme.

Ensuite, il a transmis le manuscrit au correcteur qui me l’a renvoyé quelques semaines plus tard. Il ne mentionnait pas les changements d’orthographe et de syntaxe, car ils se passaient logiquement de mon avis. Chacun son travail!

En revanche, il m’avait joint une page complète de points à préciser. Il voulait s’assurer que certains passages prenaient volontairement une tournure différente ou que je ne trompais pas sur l’écriture d’un nom de race féerique. Dans la majeure partie des cas soulignés, je conservais ma version, chaque point étant justifié. Toutefois, je me souviens de quelques remarques qui m’avaient incité à modifier un passage pour suivre l’avis du correcteur. En aucun cas, il ne conseillait. Il se cantonnait aux faits. J’ai été bluffé par son travail. Rien ne lui échappait !

Lorsque j’eus effectué les quelques corrections, j’envoyai le manuscrit à l’éditeur qui le transmit aux maquettistes pour le Bon à tirer (BAT).

Ayant la double casquette d’auteur édité-autoédité, je dois avouer que la présence d’un correcteur est sincèrement rassurante.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s