Ecrire un roman de science-fiction 05: la totale liberté de l’inconnu

L’aspect grisant d’un roman de science-fiction, lorsqu’on choisit le space opera ou un univers planétaire, est qu’il n’érige aucune barrière, ne comporte aucune limite autre que celle de l’imagination. Le vaste inconnu de la galaxie permet toutes les extravagances, toutes les libertés.

Lorsque vous allez mettre en place votre monde, les planètes, les systèmes solaires, les stations orbitales, les races…prenez le temps de réfléchir à l’atmosphère que vous souhaitez insuffler à votre récit.
Souhaitez-vous garder les pieds sur terre, poser les bases d’un univers que l’esprit humain percevra facilement? Ou préférez-vous jouer la carte de l’originalité en créant des planètes hors du commun? Ce choix donnera le ton de votre roman et les lecteurs le capteront très rapidement.

Des exoplanètes

C’est clairement la carte de la facilité et comprenez bien que ce n’est pas une critique. Ecrire un roman est déjà un exercice difficile en soi alors n’allez pas vous rajouter des entraves si vous n’en ressentez pas le besoin.
Les exoplanètes ont l’avantage d’être habitables pour l’homme. On peut donc supposer assez logiquement que la faune et la flore sont assez proches des nôtres et qu’une vie humanoïde y séjourne peut-être.

Des mondes hors norme

Une planète de glace, de feu, de lave, de méthane liquide, tout cela existe déjà dans l’espace et les scientifiques les ont identifiées depuis des années. Récemment, un article du magazine Sciences et Vie expliquait que toutes les planètes décrites par Georges Lucas dans Star Wars avaient été trouvés dans la galaxie.

planètesL’avantage de cette liberté est que vous pouvez laisser libre cours à votre imagination et créer des mondes idylliques ou à l’inverse extrêmement spartiates. Vous allez pouvoir offrir du rêve aux lecteurs si votre style est suffisamment graphique. Car il faut prendre cet aspect en compte. Si vous êtes le seul à correctement visualiser votre univers, l’intérêt de générer des planètes hors du commun est nul.

Scio me nihil scire

Le philisophe grec Socrate disait « je sais que je ne sais rien« . Cette célèbre maxime porte en elle un véritable dogme basé sur l’ignorance de notre espèce. En fait, il eut été intelligent de bâtir une religion sur ce précepte, mais nous avons préféré les idoles…
Le monde scientifique stagne sur les questions de l’univers. Le fameux accélérateur de particule de Genève ne semble pas répondre aux attentes et il est fort probable que les 27 km de tunnel soient finalement destinés à prendre la poussière. Qui ne tente rien n’a rien!

Aujourd’hui, personne ne peut affirmer qu’il sera impossible de voyager à la vitesse de la lumière, qu’on ne pourra pas cryogéniser des êtres vivants, qu’on ne pourra pas créer une véritable IA (intelligence artificielle) et que de nouveaux éléments ne seront pas découverts dans les années à venir.

Vous avez donc champ libre!

Si vous souhaitez poser une fin à l’univers, réfuter le big bang, contredire Darwin, expliquer la présence de la matière noire ou tout ce qui vous passe par la tête, faites-le! Les lecteurs adorent les théories qui sortent de l’ordinaire. Si vous restez cohérents! N’allez pas jouer les apprentis-sorciers en inventant n’importe quoi.

Le film Interstellar a récemment poser les bases d’une évolution possible de l’homme avec le temps comme nouvelle dimension. Ce chef d’oeuvre du cinéma (j’en suis dingue!) explore avec brio l’inconnu, d’une planète recouverte d’eau que des vagues géantes balayent en permanence à d’autres de glace. Le thème du voyage sidéral est particulièrement bien approché et il permet finalement d’exposer avec simplicité la théorie de la relativité d’Einstein. Il faudra d’ailleurs vous familiariser un peu avec ces concepts pour vous lancer dans l’écriture d’un roman de SF. Je rédigerai un article sur le sujet prochainement.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’aucun chercheur ne pourra venir vous écraser de toute sa science pour contredire votre scénario. Le simple fait qu’il s’agisse d’une fiction devrait suffire. Mais notre manque de connaissance et les contradictions permanentes et autres changements de direction du monde scientifique empêcheront de réfuter votre récit. Et si tel est le cas un jour, c’est que votre roman est si connu qu’ils ont pris le temps de s’y intéresser. Vous serez plus occupé à dédicacer au salon du lire de Paris qu’à écouter leurs pleurnicheries…

Plongez donc dans l’inconnu et surprenez-nous! Le monde a besoin de rêve.

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