Ecrire un roman de fantasy 11: l’émergence des personnages féminins

Autrefois relayés au rang de faire-valoir, les personnages féminins sont aujourd’hui devenus un atout majeur des romans d’heroic fantasy. Véritables pièces maîtresses des récits fantastiques, ces femmes aux fabuleux destins apportent un vent de fraîcheur que tous apprécient.

Les temps changent! L’époque ou Tolkien s’abstenait de mettre en scène des personnages féminins (Galadriel et Arwen sont plus qu’anecdotiques dans son oeuvre) est révolue. Les femmes s’émancipent et il est tout à fait normal que les romans soient impactés. Une fois encore, c’est l’auteur qui est gagnant, car il a soudainement la possibilité de se renouveler. Mais attention à ne pas faire n’importe quoi!

Qui dit heroic fantasy dit univers médiéval-fantastique. Et dans médiéval-fantastique, il y a…médiéval! Une époque où la femme restait bien à sa place sous peine de prendre un gant en métal dans la gueule. Il va donc falloir être subtil pour mettre en place un personnage féminin fort et intéressant.

Ne vous forcez pas!

Si vous ne le sentez pas, oubliez l’idée de mettre en avant un personnage féminin. Il n’y a rien de pire que de lire l’intervention inadaptée d’une femme au beau milieu d’un conseil de guerre. Ridicule! Ou alors on part sur une société matriarcale en mode amazones.
Même si ce style plaît aujourd’hui, rien ne vous empêche de laisser les personnages féminins en second plan. Cela ne fera pas de vous un misogyne. Celles qui vous diront le contraire sont d’ailleurs très certainement des misandres (qualificatif malheureusement trop peu connu et pourtant de plus en plus courant). Il faut que vous soyez authentique! Si suivre des femmes dans un monde d’heroic fantasy vous ennuie, n’allez surtout pas en placer dans votre récit. Le lecteur sentirait tout de suite le côté forcé.

Ensuite, il existe deux manières de placer une femme dans une histoire. On oublie la super-guerrière Brienne de Torth de Game of throne, car elle fait figure d’exception et il faut un sacré talent pour rendre un tel personnage intéressant. Personnellement, je n’aime pas trop! Ensuite, il y a les princesses et autres femmes naturellement bien nées. Soit elles font leurs mondanités habituelles, soit elles s’impliquent dans la vie du royaume.

Les manipulatrices

A l’époque médiévale, les femmes, mêmes nobles, n’avaient pas leur mot à dire. Il fallait être veuve pour pouvoir diriger son royaume ou les affaires de son défunt époux. Cependant, on aime dire que derrière chaque grand homme, il y a une femme. 
Alors le terme manipulatrice est peut-être un peu exagéré! Disons plutôt que ces femmes essaient d’influencer les choix de leurs proches, père, maris et frères, par des conseils avisés et souvent placés au bon moment. Elles agissent dans l’ombre, cherchant à déstabiliser, comploter ou apporter leur aide pour améliorer les choses. Mais ne nous voilons pas la face: ces personnages féminins sont rarement portées sur les bonnes actions. Et c’est ce qu’on veut lire! On adore détester le personnage de Cersei Lannister dans Game of thrones. Elle est mauvaise, manipulatrice et cruelle. Pourtant, elle subit le joug de son père et peine à s’en défaire. L’évolution de ce personnage est d’ailleurs une très bonne leçon pour les auteurs. Georges R.R.Martin nous offre une femme forte, une survivante prête à tout que le manque d’affection paternelle et l’absence d’une mère a rendu glaciale.

Les sorcières

J’englobe un peu. L’idée est qu’une femme n’a d’autre choix que d’apporter ce qu’un chevalier ou tout autre héros n’ont pas. Ils sont forts, courageux et combatifs. Il reste donc aux personnages féminins les pouvoirs magiques. Sorcières, alchimistes, magiciennes, descendantes des fées, démones, elfes…les exemples existent en nombre. De telles aptitudes feront de votre héroïne un personnage majeur de votre récit. 
L’exemple le plus probant demeure Kahlan de l’épée de vérité. Terry Goodking a su créé un personnage fort, dirigeante d’une caste matriarcale possédant de grands pouvoirs. Son bien-aimé Richard s’en retrouve presque écrasé par son aura. 

Même si les codes peuvent être bousculés, veillez à ne pas trop chamboulez l’univers médiéval de votre roman. Vous risqueriez de décevoir les attentes des lecteurs d’heroic fantasy. Encore une fois, il faut savoir doser. 

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