Edition: le contrat d’auteur

Lorsqu’un éditeur accepte de publier le manuscrit d’un auteur, il va lui proposer de signer un contrat qui définira les termes de l’entente. Comme tout accord, il est très important de bien lire les différents paragraphes pour éviter les surprises.

La cession des droits

De nombreux écrivains en herbe se soucient étrangement et exagérément de ce point. Céder les droits de son livre semble se confondre pour certains avec un pacte diabolique. La cession des droits n’est qu’une simple étape nécessaire qui signifie que vous autorisez l’éditeur à publier votre œuvre.
Les termes inscrits dans le contrat auteur définiront clairement les conditions qui encadreront cet accord.

Les garanties auteur

Les jeunes écrivains sont parfois très méfiants vis-à-vis des éditeurs lorsqu’ils signent un premier contrat et c’est compréhensible. Toutefois, l’autre partie doit également se prémunir contre certaines fraudes qui, je pense, s’avèrent extrêmement rares.

En effet, il convient à l’auteur d’assurer à l’éditeur qu’il possède bien les droits de l’œuvre sur laquelle les deux parties souhaitent collaborer. Le plagiat et le vol sont plus des mythes qu’autre chose, mais noircir un tel fait permet d’avoir la conscience tranquille.

Illustrations

Si l’auteur et l’éditeur ont déjà convenu ce point, le nom de l’illustrateur peut être mentionné sur le contrat. Certaines maisons d’éditions n’offrent aucun choix à l’’écrivain tandis que d’autres sont à l’écoute. Pour ma part, les Editions Ouest France m’ont demandé avec qui je souhaitais travailler et j’ai proposé Brucero que j’avais contacté auparavant. Pour les Editions des montagnes noires, Claude (mon éditeur) avait l’habitude de travailler avec quelques illustrateurs et il nous a mis en contact. Dans les deux cas, les éditeurs ont été à l’écoute.

Révision et BAT

Lorsque vous confiez votre manuscrit à un éditeur et qu’il accepte de le publier, votre roman va passer dans les mains d’un correcteur. Il vous fera un retour et vous devrez prendre en compte ses remarques avec plus ou moins de négociation. Quoi qu’il en soit, il est du ressort de l’auteur d’apporter ces moficications sur le manuscrit et de le renvoyer à l’éditeur autant de fois que nécessaire.

Une fois l’ouvrage achevé, l’éditeur enverra un Bon A Tirer à l’auteur. Il s’agit d’une version pdf de l’ouvrage dans sa forme définitive (texte, mise en page, format…). En gros, c’est le document qui sera envoyé à l’imprimeur. Prenez donc bien le temps de le décortiquer pour vous assurer que tout est en ordre. Personne n’est infaillible.

Attributions éditeur

Cette partie définit les choix propres à l’éditeur. En général, ils portent sur le format de l’ouvrage, la qualité de la couverture, la date de sortie, le volume du premier tirage, le prix du livre…
L’auteur n’aura pas son mot à dire sur ce point même si une remarque pertinente peut être glissée. Chacun son métier!

Obligations éditeur

Il s’agit des engagements que prend l’éditeur vis-à-vis de l’auteur. En gros, ce paragraphe explique que l’éditeur doit tenir certains délais de sortie à partir de la signature du contrat. Il assure être en mesure de diffuser le livre selon les termes convenus.
Ce sont généralement de banales formalités.

Droits d’auteur

OK! C’est ce que vous attendiez tous.
Les droits d’auteur font couler beaucoup d’encre et prêtent encore à polémique tant ils sont étrangement répartis. Pour faire court, lorsque vous voyez les producteurs agricoles manifester dans la rue pour le prix du lait, dîtes-vous que les auteurs pourraient faire de même (sans comparaison aucune de pénibilité entre ces deux métiers).
L’auteur est celui qui percevra le plus petit pourcentage du livre, le libraire étant clairement celui qui prendra la grosse part du gâteau. Le système français est plus que bancal, mais subsiste malgré tout. L’univers littéraire est réfractaire au changement et il n’est pas étonnant qu’Amazon se soit engouffré avec autant de facilité dans cette brèche.

Bref! Dans cette section, l’éditeur définira clairement le pourcentage que vous toucherez sur le prix de vente hors taxe de chaque ouvrage. Ils oscillent généralement entre 5 et 10%. Les droits dérivés seront également mentionnés.
Si vous bénéficier d’un à-valoir (avance sur les ventes), il peut figurer dans cette partie.
Enfin, la date d’acquittement de cette redevance peut être notifiée clairement.

Exemplaires auteur

Il est de coutume que l’éditeur offre un certain nombre d’exemplaires à l’auteur avant la sortie du livre. C’est clairement l’étape la plus grisante!
Dans ce cas, le chiffre offert sera mentionné.

Mise au pilon et cas malheureux

Ces deux parties sont encore une fois des obligations copiées/collées sur chaque contrat. Elles définissent tout simplement des cas précis où l’éditeur serait contraint de détruire des exemplaires pour des raisons bien définies (stockage trop coûteux, détérioration suite accident…). Dans ce cas, il n’est pas rare qu’il propose à l’auteur de racheter à prix réduit les exemplaires.

Vous en savez désormais plus sur le contrat d’auteur. Certaines parties varient selon les maisons d’édition, mais elles demeurent sans réelle surprise.

2 commentaires sur « Edition: le contrat d’auteur »

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