Ecrire un roman de science-fiction 08: plusieurs tomes ou un gros volume?

Cette question hante tous les auteurs de romans fantastiques et si j’ai exploré le sujet pour l’heroic fantasy il y a trois semaines dans l’article sur les sagas, la SF n’obéit pas exactement aux mêmes règles.

Tout d’abord, il faut bien prendre en compte que les lecteurs de science-fiction sont généralement de gros lecteurs. Ils dévorent les romans en fans du genre et, à l’inverse de leurs homologues d’un genre plus réaliste, ils ne se cantonnent pas aux vitrines des librairies. Ils fouillent, échangent et aiment les découvertes.

Le parti des séries

Qu’il s’agisse d’un space opera (sujet de cette série d’articles), d’une dystopie ou d’une uchronie, le temps est clairement aux sagas. Hunger games, Divergente et leurs adaptations cinématographiques ont changé la donne et influencé les lecteurs qui veulent essentiellement des trilogies.

livres star warsL’avantage de ces séries est qu’on peut créer un « arc », terme utilisé par les lecteurs de mangas où l’histoire fait un bon dans le temps relativement court, souvent quelques années. Cela permet de faire évoluer les personnages, d’éviter les longues descriptions de l’évolution du monde et d’insuffler un peu de fraîcheur au roman.

Ce format est désormais très répandu et assimilé de manière presque subliminale par les lecteurs.

Les gros volumes

Mais voilà ! Les lecteurs de SF ne sont pas comme tout le monde. Ce genre stagne depuis des années et n’y voyez là rien de péjoratif. Je parle en termes de ventes et de nouveautés. Je suis en fait assez admiratif, car la science-fiction ne fléchit pas. Les lecteurs sont incroyablement fidèles à leurs amours littéraires. Et comme j’expliquais plus haut qu’ils sont de gros lecteurs, un pavé de 800 pages ne les impressionnent pas (ça impressionnera plutôt l’éditeur qui songera déjà au coût d’impression…).

Certains hésitent à se lancer dans la lecture d’une saga par peur d’une déception. Un gros volume promet une aventure riche et développée sans pour autant s’engager sur le long terme.

Personnellement, si vous être un auteur débutant (j’entends par là que vous écrivez votre premier roman), je vous conseille le one-shot bien épais (600000 signes minimum). Vous aurez le temps de mettre en place votre univers, de développer vos intrigues et d’offrir une belle fin.

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