Dossier: toutes les étapes pour écrire un roman et le publier

Écrire un roman, ça s’apprend. Et un Français sur trois en rêve. Oubliez donc les élitistes qui avancent l’idée saugrenue qu’on naît écrivain et tous ceux qui voudraient vous décourager de vous lancer dans cette formidable aventure simplement parce qu’eux n’en ont pas le courage.
Dans ce dossier, je vais vous dévoiler le processus d’écriture qui m’a permis d’écrire 13 romans et de signer 10 contrats d’auteur avec deux éditeurs traditionnels en moins de cinq ans.
L’avantage lorsqu’on partage son expérience, c’est qu’on ne perd rien. Au contraire, on s’enrichit des interactions qui en découlent.

C’est parti!

J’ai rédigé un sommaire pour y voir plus clair dans ce dossier.

  1. Définir ses objectifs
    1. Écrire pour écrire
    2. Écrire pour l’autoédition
    3. Écrire pour publier chez un éditeur traditionnel
  2. L’idée de départ : l’exploiter sur plusieurs mois
    1. Tester son idée et la confronter
    2. La prise de notes
    3. Exploiter pleinement son idée
  3. Les personnages
    1. Le personnage principal
    2. Les personnages secondaires
    3. Les passants
  4. Le premier chapitre
    1. Le conditionnement personnel
    2. L’atmosphère du roman
    3. L’entrée des artistes
    4. La rédaction
  5. La documentation : un travail de fond
    1. Réunir des aides
    2. Une banque d’images
    3. Le détail du roman
  6. Le plan du roman
  7. Le processus d’écriture
    1. Toujours le conditionnement
    2. L’écriture
    3. L’avis de Bernard Werber
  8. La relecture et la correction
    1. Votre roman est en cours d’écriture
    2. Votre roman est achevé
    3. Ma méthode
  9. Soumettre son manuscrit : être visible
    1. L’envoi à l’éditeur
    2. Être visible
  10. Le bilan

Écrire un roman et le publier: prologue

Cette méthode permet une organisation de son travail, ce qui n’empêche en rien la spontanéité de la plume ou l’authenticité du récit. Tout le cursus de préparation et le dossier qui en découle ne sont qu’un guide pour l’écriture du roman.

Certains réussissent à travailler sans plan, sans travail préliminaire. Je suis très admiratif. Mais ils ne sont pas légion.

Ecrire un roman et le publierQuoi qu’il en soit, dans cette méthode, je vous dévoiler l’intégralité de mon processus d’écriture, de la première idée jusqu’au jouissif mot « FIN » qui marque le bas de page d’un roman.
Pour comprendre les techniques d’écriture et la structure des histoires, j’ai longuement étudié et décortiqué les scénarios les plus célèbres. J’ai également lu des ouvrages de référence comme Le héros aux mille et un visages de Joseph Campbell, Le guide du scénariste de Christopher Vogler ou encore Mémoires d’un métier de Stephen King. Ces livres sont de véritables mines d’astuces littéraires que tout auteur se doit d’avoir dans sa bibliothèque.
D’autres livres sur la psychologie, la sociologie ou la criminologie m’ont beaucoup aidé.
Mais c’est finalement avec le temps que j’ai réellement compris les mécanismes d’écriture.


1 – Définir ses objectifs

Lorsqu’on se lance dans l’écriture d’un roman, et je parle bien là d’achever l’intégralité d’un manuscrit, il faut une bonne dose de motivation. En effet, bon nombre de jeunes écrivains (de 7 à 77 ans) décident sur un coup de tête d’écrire un livre. Ils se renseignent sur les différentes méthodes, consultent des blogs ou achètent un livre sur le sujet. Mais la plupart d’entre eux ne dépasseront pas la moitié du roman ni même le troisième chapitre.

Manque de temps ou d’envie, lassitude et page blanche sont autant de facteurs qui rentreront en compte lors du long processus d’écriture.

Toutefois, si vous êtes suffisamment motivé, vous y arriverez et aurez cet exceptionnel sentiment, une fois terminé, d’avoir accompli quelque chose de grand. Peu importe que votre livre plaise ou non, achever l’écriture d’un roman n’est pas à la portée de tous. Écrire l’est, mais la détermination nécessaire à l’aboutissement d’un livre dépasse le stade de l’écriture.

Ainsi se pose la question de vos motivations profondes et des objectifs que vous vous êtes fixés.

Écrire pour écrire

C’est certainement la plus noble des raisons. Si vous souhaitez simplement prendre du plaisir tout en achevant malgré tout un manuscrit, foncez ! Il ne fait nul doute que vous vous amuserez et que votre roman sera des plus authentiques.

Écrire pour l’autoédition

J’ai moi-même testé cette solution et en ai saisi les actuelles limites. Si j’aime le principe de liberté qu’offre ce système, une chose est certaine : vous ne gagnerez pas beaucoup d’argent et dépenserez beaucoup de temps.

Ecrire un roman et le publierBien sûr, quelques noms sortent du lot et sont mis en avant par Amazon ou d’autres plates-formes proposant des livres numériques. Jacques Vandroux en est le plus célèbre des représentants même s’il vient de signer chez Robert Laffont pour cinq de ses ouvrages.
De même, certains services d’aide à l’autoédition ou encore des blogs d’autoédités vous vanteront les mérites de ce système autonome en affirmant qu’il est possible d’en vivre, brandissant comme un glaive les quelques noms des romanciers ayant eu le succès et l’argent avec cette nouvelle méthode en vogue. Mais je peux vous assurer que c’est illusion. Hugh Howey, le phénomène de l’autoédition, n’a pas hésité à céder ses droits pour une publication papier chez un des plus gros éditeurs américains dès qu’il en a eu l’occasion.

Je connais personnellement un des grands noms de l’autoédition (j’ai moi-même cru fermement en ce système autrefois) et connais l’explication de son succès : il écrit bien, il relit bien, il corrige bien et…le plus important (car les trois précédents ne suffisent malheureusement pas)…il a été propulsé par Amazon via des promotions éclairs exceptionnelles dont il a seul bénéficié. Le géant américain a besoin de mettre en avant quelques auteurs autoédités ponctuellement pour attirer les jeunes écrivains et occuper le marché. Ils inondent ainsi la toile et vendent deux fois plus, car les best-sellers continuent d’être achetés malgré tout. Mais la plupart des auteurs autoédités ne vendent pas plus de cinquante livres (voire moins).

J’ai publié quatre romans en autoédition et tous se sont hissés à la première place du fameux top 100 jeunesse et fantasy. Pourtant, mes revenus restaient maigres alors que je fidélisais mes lecteurs avec une parution tous les trois mois et je travaillais activement sur mon blog d’auteur.

L’autoédition vous demandera énormément de travail pour un résultat incertain. Vous devrez corriger vos textes et les faire relire. Vous réaliserez vous-même la couverture et la mise en page pour kindle. De nombreux titres autoédités se reconnaissent à cause d’une couverture mal finie, une mise en page approximative et un nombre de fautes trop important. Je ne critique pas ceux qui publient ainsi, car je l’ai fait auparavant et mes livres comportaient également des fautes malgré les nombreuses relectures. Toutefois, un auteur ne peut pas tout faire. Chacun son métier!

Mon avis sur ce système : c’est un bon moyen de prouver aux éditeurs sa détermination et son potentiel, car tout le monde ne peut pas s’autoéditer sérieusement. On devient visible rapidement sur le net, car les blogs de lecteurs se développent rapidement et votre nom commence à apparaître sur Google. Sinon, ça sert également à flatter l’ego d’un auteur auprès de ses proches et c’est bon pour le moral. Il n’y a pas à en rougir.
C’est également le plaisir de l’indépendance et de réaliser soi-même toutes les étapes de la publication. On apprend énormément de choses.

L’avenir de ce système : sincèrement, je suis pour l’autoédition, mais pas avec Amazon. Laisser une multinationale américaine diriger mes écrits en France n’est pas vraiment dans mon tempérament, d’autant plus qu’ils viennent de se lancer officiellement dans l’édition. Il doit y avoir un autre moyen, une autre possibilité pour garder la main dessus, car Amazon supprime vos livres quand ils le veulent, ça m’est déjà arrivé.
Par ailleurs, les éditeurs commencent à jouer le jeu de l’ebook et inondent peu à peu les tops 100. La saga Harry Potter a éclipsé tous les auteurs indépendants en une seule journée lors de la publication de la saga en ebook à 8.99€.

Écrire pour publier chez un éditeur traditionnel

Ecrire un roman et le publierLes éditeurs sont souvent décrits comme des marchands de livres qui exploitent les auteurs en les traitant comme des saltimbanques. Ceux qui avancent cela n’ont, pour la plupart, jamais signé de contrat chez des éditeurs et je m’interroge donc sur leurs sources.

A l’heure actuelle, j’ai signé neuf contrats chez deux éditeurs et je suis très satisfait des échanges. Je touche un à-valoir lors de la commande des livres (je ne propose pas de manuscrit aux Éditions Ouest France, mais uniquement un premier chapitre et un résumé), je choisis mon illustrateur et je suis consulté pour chaque étape de la confection du livre. Le correcteur est très professionnel et à l’écoute. Bref ! Je suis heureux.

Bon…tous les éditeurs ne sont pas comme ça, je vous l’accorde.

Si vous souhaitez publier des livres en librairie avec une maison d’édition, 5 choix se posent à vous :

  • Vous tentez le gros carton en proposant votre manuscrit d’heroic fantasy chez Bragelonne, de blanche chez Gallimard et de polar chez Albin Michel…vous continuez ainsi jusqu’à ce que quelqu’un l’accepte. Je ne vous cache pas que cette méthode est peu fiable, car il faudrait un réel coup de cœur pour que de tels éditeurs acceptent de publier un jeune auteur. Mais ça arrive!
  • Vous écrivez ce qui se lit. Vous observez quel courant est le plus en vogue et tentez d’écrire ce genre littéraire. Depuis 2010, le bit-lit avec ses loups-garous, ses vampires et sa fille perdue dans ses amourettes lycéennes pullule sur le web et cela risque de continuer pendant quelques années encore. De même, on sent une montée lente du steampunk et un second souffle de la SF avec les dystopies depuis Hunger Games et Divergente.
  • Vous ciblez une maison d’édition, lisez ce qu’elle publie et écrivez dans ce seul but. Cela dénature une fois de plus le côté « artiste maudit » dans sa bulle qui se laisse guider par la seule inspiration de son imagination, mais ne vous y fiez pas ! La plupart de ceux qui critiquent ces méthodes manquent de la détermination nécessaire pour réellement devenir auteur publié. Il faut savoir bouffer de la vache enragée. Ensuite, vous pourrez vous amuser…finalement, auteur c’est un métier comme un autre. Leila Slimani, l’auteur du Goncourt 2016 va se lancer dans la fantasy. Qui nous dit si elle ne revient pas vers ses premiers amours…
  • Vous écrivez simplement ce qui vous plaît et le proposez à un éditeur dont la ligne éditoriale est adaptée.
  • Enfin, dernier choix et pas forcément le plus simple, mais à mon avis le plus efficace, vous jouez la carte régionaliste. Les petits éditeurs publient énormément de guides, de romans policiers ou historiques et toutes sortes de livres sur les régions de France. Pourquoi ne pas tenter le coup ? J’ai publié mon premier livre aux éditions des montagnes noires (une commande de la marine nationale). Il s’agissait d’un recueil maritime, livre très prisé en Bretagne. Je suis marin et écrivain et le travail ne fut donc pas très compliqué. Il vous est donc possible de faire de même en cherchant quels sont vos talents, vos atouts professionnels. Ensuite, vous regardez ce qui se fait déjà dans ce genre et c’est parti ! Une telle démarche vous permettra d’obtenir vos lettres de noblesse et les portes s’ouvriront d’elles-mêmes par la suite…si vous savez les enfoncer !

Il n’y a aucune raison pour que le métier d’auteur soit différent des autres. Sacraliser les écrivains est un phénomène de société bien ancré en France. Mais regardez autour de vous ! Le directeur de supermarché a certainement été en caisse ou à travaillé à la chaîne dans sa jeunesse, le professeur agrégé dans une grande université a fait des remplacements dans les ZEP et le propriétaire d’un garage qui rapporte beaucoup d‘argent a fait des vidanges pendant cinq ans au fin fond de la brousse.

De même, les métiers d’art n’échappent pas à cette évolution. Georges Clooney a tourné dans le retour des tomates tueuses, Stephen King publiait des textes courts dans le journal de son lycée et George R. R. Martin a écrit quelques nouvelles dans des recueils avant de connaître le succès avec Game of thrones, il y a 10 ans.

On peut naître avec une âme d’artiste, sans pour autant en être un. On devient un véritable artiste à force de travail. C’est trop facile de se dire artiste parce qu’on est compris par une minorité ou qu’on réalise des choses originales. Il n’y a d’ailleurs rien de moins original que de vouloir être original. Retenez ceci!!!

Il faut donc que vous réfléchissiez bien à vos motivations et à vos objectifs lorsque vous vous lancerez dans l’écriture. Il faudra attacher encore plus d’importance à cette réflexion, si vous ambitionnez de vivre de votre plume, car cela demande de nombreux sacrifices, mais je peux vous assurer que l’univers littéraire, s’il est parfois complexe et un légèrement élitiste, est également fait de rencontres mémorables et d’amitiés durables. C’est un vrai bonheur et une expérience qui vous suivra toute votre vie.


2 – Comment exploiter son idée de départ

Vous êtes face à la mer, regardez un bon film ou lisez le journal et puis…elle est là : l’idée suprême, la quintessence de l’imagination. Vous tenez LA bonne idée pour votre roman. Vous commencez alors à griffonner quelques notes sur un carnet ou sur votre ordinateur et, après quelques lignes, vous souriez. Ok ! C’est déjà pas mal. Mais ce n’est qu’un début.

Ecrire un roman et le publier

Tester son idée et la confronter

Maintenant que vous pensez détenir l’idée de votre roman et sa trame générale, il va falloir la tester. Dévoiler ce trait de génie ? Vous rêvez ! Et pourtant, c’est la meilleure solution, car aucun auteur n’est objectif face à son imagination.
L’idée de départ est une pure création de votre esprit et votre ego vous poussera à la croire excellente (elle l’est peut-être d’ailleurs). Cependant, quelques avis extérieurs pourraient vous conforter dans votre jugement et vous permettre d’avancer. Choisissez judicieusement trois personnes de votre entourage, si possible très différentes : conjoint, meilleur ami, parent, professeur…il faut que les personnes ne vous ménagent pas.

Cela vous apprendra également l’humilité et la remise en question. Je ne dis pas que vous en manquez, mais par expérience, je sais les auteurs assez égocentriques (et je ne déroge pas à la règle).

Écoutez donc bien les commentaires, tout en conservant votre idée. Toutes les remarques ne sont pas forcément bonnes à prendre. Je vous mets d’ailleurs en garde contre les forums qui pullulent d’écrivains en herbe persuadés qu’ils ont la littérature infuse. Ces réunions sur le net sont très enrichissantes, mais il faut savoir faire le tri.

La prise de notes

C’est une des étapes les plus importantes, car elle sera le point de départ de votre histoire. Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes :

  • Un carnet ou bloc-notes avec un stylo-plume : c’est la méthode que j’affectionne le plus, car elle offre un côté authentique qui facilite le développement des idées. Ce n’est, par contre, pas la meilleure organisation, car on s’y retrouve difficilement par la suite. Rappelez-vous toutefois que l’écriture manuscrite est essentielle au développement du cerveau. L’utiliser éveillera certaines zones peut-être endormie avec le temps.
  • Le fichier texte : c’est simple et pratique. Il suffit de tout noter à la suite avec des puces pour une bonne visibilité. Je vous conseille au passage d’installer Folderico, un petit logiciel qui vous permettra de modifier la couleur de vos dossiers sous Windows et d’utiliser une arborescence identique pour tus vos romans.
  • Le logiciel d’aide à l’écriture yWriter: il est gratuit, très bien fait et en français. Je vous le conseille vivement.
  • Google Keep : petit gadget de prise de note de Google. Il est simple, intuitif et est accessible sur n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone.
  • Freemind: ce logiciel de Mind mapping est très pratique. Il vous permettra de relier vos idées entre elles sur une carte heuristique.

Notez donc tout ce qui vous passe par la tête. Vous ferez le tri plus tard.

Exploiter pleinement son idée

Ecrire un roman et le publierMaintenant que vous avez vos idées, vos notes et votre trame générale, il convient d’organiser le tout et de développer un peu vos travaux pour les exploiter pleinement.

Il va donc falloir relire vos notes et barrer tout ce qui vous semble désormais futile. Il y a de grandes chances que vous supprimiez la moitié voire plus. En fait, vous devez conserver l’essentiel.

Une fois que c’est fait, vous allez isoler les grandes idées, les dominantes. Les autres seront rangées de côté pour l’étape sur le plan du roman. Vous allez donc prendre vos notes principales et fouiller un peu le net pour voir ce qui a déjà été traité sur le sujet. Utilisez les mots-clés et fouinez partout. Vous décèlerez peut-être un thème similaire, mais ce n’est très grave. Il faut juste vérifier que votre idée n’est pas un plagiat involontaire ou inconscient.

Quand vous êtes assuré de ceci, reprenez vos grandes idées et travaillez dessus pendant une ou deux heures pour essayer de les développer. Je vous conseille de mettre de la musique qui aide à l’évasion de l’esprit. Le but est de tordre l’idée dans tous les sens pour s’assurer qu’elle ne peut pas être améliorée ou modifiée pour prendre un virage plus intéressant.

Notez une de vos grandes idées et inscrivez autour tout ce qui pourrait en découler. Si vous avez un peu d’argent de côté, investissez dans un grand tableau blanc. C’est très utile pour prendre du recul.

Maintenant que vous avez achevé cette étape, vous tenez l’idée de votre roman, la trame du récit qui portera vos personnages.


3 – Les personnages

Les personnages sont, selon moi, la clé du récit. Je pense que dès lors qu’on possède un embryon d’idée, une simple phrase (pitch au cinéma) pour définir son futur roman, il faut se lancer dans la création des personnages. Les lecteurs préfèrent suivre des personnages passionnants dans une histoire banale que l’inverse.

Le personnage principal

Ecrire un roman et le publierLe personnage principal sera l’essence même de votre histoire, car il fera involontairement converger toutes les actions vers lui. Bien sûr, il existe des romans où il est difficile de définir un protagoniste dominant. L’exemple de Game of thrones illustre bien ce schéma, mais c’est très difficile de tenir le lecteur en haleine et l’auteur peut s’y perdre également. On peut d’ailleurs se demander si Georges R.R. Martin sait où il va tant les personnages principaux meurent les uns après les autres (buzz oblige !).

Je vous conseille donc de rester en premier lieu sur un seul personnage principal.

Plusieurs choix sont donc possibles :

  • Il vous ressemble: c’est très courant en littérature, surtout dans un premier roman. L’auteur souhaite livrer sa vision du monde, ses préoccupations, son amertume, à travers les comportements de son personnage principal.
  • Il est votre idéal: là encore, c’est celui ou celle que vous auriez aimé être. Ce n’est pas très flatteur, un tantinet triste, mais efficace. Il faut faire attention à ne pas rendre trop parfait ce personnage.
  • Un antihéros: très à la mode depuis plusieurs années! Aujourd’hui, même si les lecteurs aiment toujours les happy-ends (certains avancent que non par pur besoin de contradiction ou d’émancipation de la masse populaire, mais c’est ainsi ! On veut voir le héros gagner, car la vie réelle est assez injuste comme ça.), un héros qui possède un côté obscur plaît toujours. Cela le rend plus proche du peuple, car ses défauts évoquent en nous un monde concret.

Une fois que vous avez fait ce choix, il va falloir créer votre personnage. Pour ce faire, je vous conseille d’écrire quelques lignes sur votre héros, pas plus de trois. Vous devez juste définir sa raison d’être dans l’univers dans lequel il va évoluer.

Ensuite vient l’étape la plus grisante, la fiche personnage.
Elle est quasiment obligatoire si vous ne voulez pas oublier quelle couleur ont les yeux de votre héros. Certains diront que cette structure freine l’imagination et c’est faux. Elle assure au contraire une quiétude qui vous aidera à vous libérer de ces entraves. Sachez que la plupart des écrivains (en herbe souvent) qui se laissent soi-disant guider par leur seule plume truffent leurs écrits d’incohérences. Une bonne organisation de départ vous permettra de laisser votre imagination vous guider lors de l’étape de l’écriture.

Pour les fiches personnages, vous en trouverez sur le net dans les sites dédiés aux jeux de rôle. Il vous suffira de les adapter à votre histoire.

Les personnages secondaires

Suivant la longueur de votre récit, leur nombre variera sensiblement. Voici quelques archétypes utilisés en littérature. Si vous croyez pouvoir y échapper, vous rêvez. Les contes sont comme la vie : il y a les bons et les méchants, les forts et les faibles, les dominés et les dominants, les audacieux et les craintifs. Christopher Vogler explique clairement que ces mécanismes d’histoires sont inspirés de la mythologie et tous les grands scénarios l’utilisent.

  • L’ami du héros: il peut jouer deux rôles.
    • Le faire-valoir : il est là pour mettre en valeur les qualités de son ami et permettra au lecteur de se rendre compte de ses talents.
    • Le protecteur : il peut être indispensable au héros dans sa quête que ce soit pour le protéger physiquement ou psychologiquement. Il mettra en garde son ami et veillera à le placer sur la bonne voie. Comme dit dans Le seigneur des anneaux: « Frodon ne serait pas allé bien loin sans Sam ».
  • Le méchant: il est le principal antagoniste du héros. Ils ne se connaissent pas forcément, mais leurs chemins sont amenés à se croiser pour une confrontation directe. À l’instar de l’anti-héros, le méchant peut très bien se montrer bon envers certaines personnes. Il n’est pas obligé d’être un homme cruel et démoniaque. Quoi qu’il en soit, il définit également le héros.
  • Le flirt: la touche d’amour. Par nature, l’homme est fait pour s’accoupler (ça fait un peu documentaire National Geographic…). Il est donc bon de placer une histoire d’amour, aussi légère soit-elle, dans son récit. Cela peut délier ou compliquer certaines situations. Et puis sans amour, point de création artistique! C’est Leonard de Vinci qui le disait.
  • Le mentor: il guide le héros. Ce personnage peut prendre différentes formes et même se multiplier. Quoi qu’il en soit, tous les héros ont besoin d’une voie à suivre, mais les différentes étapes de leur quête les contraignent à s’en écarter. Le mentor est là pour remettre sur le droit chemin le héros. Il est souvent caractérisé par un vieil homme inspirant la sagesse. Cette image, bien que maintes fois utilisée, reste efficace. N’ayez pas peur de la reprendre sous prétexte que c’est déjà vu. Si le récit est bien écrit et bien amené, la cohérence confirmera votre choix. On n’a jamais vu un gamin de dix ans guider un homme de trente ! Ou alors il a un petit truc à lui…
  • Le gardien du seuil: il se confronte au héros dans sa quête. J’ai emprunté ce terme à Christopher Vogler, spécialiste des masterclass littéraires, et m’en excuse, mais je n’en ai pas trouvé de meilleur. Dans un récit, il y a souvent plusieurs gardiens du seuil. Ils sont toutes les confrontations qui font douter le héros du bien-fondé de sa quête. C’est seulement ainsi qu’il apprendra à se surpasser pour atteindre son objectif. Ils engendrent souvent un retournement de situation.

Les passants

J’ai donné ce nom aux personnages qui se placent sur le chemin du héros sans pour autant avoir une importance capitale. Malgré tout, ils aident à structurer le récit et à poser une ambiance.

Un marchand d’armes, un poissonnier, un ivrogne, un vétéran de l’armée, une serveuse, un indic, un vieillard, un mendiant, un docteur…tous peuvent aider le héros, l’obliger à se remettre en question, le distraire. Dans certains genres littéraires, il est intéressant de placer des histoires dans l’histoire avec ces passants. Mais il faut prendre garde à ne pas trop s’éloigner.

Ces personnages peuvent aussi ramener le héros à la réalité lorsqu’il s’investit trop dans sa quête.


4 – Le premier chapitre

Il vient un moment où l’envie d’écrire démange. Bien sûr, on a rédigé des fiches personnages, on a écrit des lignes d’idées, mais cela n’est en rien de l’écriture romanesque. Maintenant, il faut passer à l’action !

Le conditionnement personnel

Ecrire un roman et le publierDe quoi veut-il parler ? Tout simplement de se mettre dans de bonnes conditions pour écrire. Le premier chapitre est certainement le plus important, car ce seront les premières lignes que parcourront vos lecteurs. C’est également ce que lira l’éditeur en premier (et peut-être tout ce qu’il lira…). Il convient donc de bien se préparer avant d’écrire.

Déjà, assurez-vous d’avoir plusieurs heures de libres sans que personne ne puisse venir vous déranger. Le conjoint est au travail, les enfants à l’école, le téléphone est coupé, vous êtes bien enfermé chez vous et avez envoyé balader vos amis la veille au soir par sécurité.

Voici donc quelques conseils :

  • Enfermez-vous dans une pièce, un bureau si vous en avez un. Rien ne doit venir vous distraire.
  • Préparez thé, café, sodas, chocolat, sucreries diverses et variées et tout ce qui vous fait envie.
  • Diffuser un peu de musique si vous aimez ça.
  • La pénombre est conseillée, car l’esprit se concentre plus facilement sans trop de luminosité. Travailler le soir est également préférable, car le monde extérieur s’est également apaisé.
  • Allumez une bougie, ça détend.
  • Si vous avez des fétiches, c’est le moment de les sortir.
  • Prenez vos dictionnaires et vos fichiers d’aide.
  • Nettoyer le clavier et l’écran de votre ordinateur.
  • Allez aux toilettes.

Vous semblez être prêt à écrire, mais ce n’est pas fini !

L’atmosphère du roman

Alors que vous pensiez écrire la première phrase de votre roman, cette question vous vient subitement. Quelle ambiance ai-je envie d’instaurer dans mon roman ?

Il ne faut surtout pas négliger cette étape même si elle ne vous prendra que quelques minutes de réflexion, car le début du récit ne doit pas être différent du reste. Réfléchissez donc au ton employé, au style désiré. Souhaitez-vous que le récit soit graphique ? Coloré ? Musical ? Sombre ? Direct ?

C’est très simple, mais prenez garde à ne pas changer de style en cours de route. De nombreux écrivains en herbe se font prendre au piège parce qu’ils découvrent de nouvelles techniques d’écriture et décident de les employer à la moitié de leur roman.

Posez donc vos propres conditions et lancez-vous !

L’entrée des artistes

Au théâtre, la première apparition des personnages est souvent décisive et significative. Votre héros ou un autre personnage si vous en avez décidé ainsi va se dévoiler au lecteur sous un angle qu’il retiendra à coup sûr. Il faut donc soigner cette entrée pour qu’elle soit cohérente avec le caractère de vos personnages, car tout doit avoir une signification. Rien ne doit être laissé au hasard. Alexandre Astier parle très souvent de justesse dans les histoires. Tout est dit!

Plusieurs choix se posent :

  • Vous débutez par un dialogue. Le lecteur va en conclure que le récit sera rythmé et certainement d’inspiration cinématographique. Je ne sous-entends pas que vous écrivez pour le 7ème art, mais juste que vous aimez les échanges entre les personnages, les joutes verbales et les monologues.
  • Vous débutez avec une ambiance. « Le vent griffait les remparts du château », « la neige tapissait les toitures cotonneuses de la cité du Nord », « Des effluves de belladone serpentaient entre les arbres », « Le hurlement du vent sifflait aux oreilles des sentinelles ». Ces phrases pourraient toutes être le début d’un roman, car elles posent une atmosphère propre qui éveille nos sens.
  • Vous débutez avec le personnage principal. « Louas arpentaient les toits de la cité royale », « Khal patientait depuis deux longues heures dans le froid », « Celia se réveilla en nage », « Kaelig ne parvenait pas à trouver le sommeil ». Dans chacun de ces exemples, on retrouve le personnage principal dans une situation qui le caractérisera pour le reste du récit.
  • Vous débutez avec un personnage secondaire. C’est le même principe que précédemment, mais le chapitre doit alors être court et ce personnage doit être d’une importance capitale pour votre héros.
  • Vous débutez avec une réflexion. Cela peut se caractériser par une pensée de votre personnage principal, un avis, une remarque. Quoi qu’il en soit, cette réflexion doit être au cœur de votre roman, voire son thème général.

La rédaction

Sur ce point, je vous conseillerais de faire court pour rythmer d’emblée votre récit et donner envie au lecteur de poursuivre. Vous pouvez placer une scène d’action ou une forte intrigue. Si l’ambiance se fait calme, elle pourra être tendue, voire angoissante. Il faut captiver !

Le premier chapitre est certainement le plus difficile à rédiger et je vous invite à parcourir ceux des grands auteurs de votre genre pour vous en inspirer.


5 – La documentation : un travail de fond

Votre roman commence à prendre forme, mais, là encore, ce n’est qu’un début. Cela peut paraître un peu décourageant, mais il faut faire preuve de rigueur si l’on souhaite obtenir un manuscrit achevé. Si on écrit uniquement pour soi, cela n’a aucun intérêt. L’écriture, c’est le partage, l’échange, l’ouverture au monde. Écririez-vous un roman seul sur une île déserte ?

Ecrire un roman et le publier

Il faut donc écrire aussi pour les lecteurs et toutes les étapes que nous voyons ensemble servent justement à leur offrir une histoire aboutie et cohérente.

Réunir des aides

Lorsque vous écrirez, vous serez souvent confrontés à des blocages, des entraves qui vous empêcheront de ne pas avancer aussi vite que vous le souhaiteriez. Une phrase vous semble plate, un mot vous gêne, une tournure est trop lourde. Il existe de nombreuses aides sur le web et en librairie. N’hésitez donc pas à vous entourer. Cela demandera un petit investissement (une centaine d’euros), mais si l’écriture est une passion, cela ne devrait pas vous poser de problème (faites-vous offrir des livres pour Noël !).

Voici quelques aides que je pourrais vous conseiller :

  • Les ouvrages cités au début de cet article
  • Dictionnaire des synonymes et analogies
  • Une liste des couleurs pour rendre vos écrits plus graphiques
  • Une liste des épices pour placer une ambiance
  • Une liste d’adverbes
  • Une liste pour remplacer le mot « dire » qui se répète trop souvent.
  • Une liste des vitesses des différents animaux ou moyens de transport. Cela vous aidera dans la cohérence chronologique.

Il faudra ensuite adapter vos recherches et votre dossier d’aide en fonction du thème de votre roman. Pour un roman médiéval fantastique, il vous faudra des documents sur le cheval, les tenues d’époque, la hiérarchie de la noblesse, les métiers d’autrefois…

C’est donc à vous de chercher. Personne ne fera ce travail à votre place, même si je vous guide un peu pour le début avec cette liste et que vous trouverez diverses aides dans mes articles Conseils d’écriture.

Une banque d’image

Ce point-là est très important, car il vous permettra de décrire vos lieux, villes, sites, personnages…

Pour ce faire, créer un dossier et des sous-dossiers et enregistrer des images du web sans vous arrêter. Utiliser google image en sélectionnant « grande taille ». Ainsi, vous pourrez les utiliser en fond d’écran ou les imprimer. Il existe des sites spécialisés dans les fonds d’écran. En voici un : alphacoders.

Le détail du roman

Une fois encore, il faudra être précis dans vos recherches sans pour autant se restreindre. Je vous conseille d’utiliser Wikipédia, qui est devenu une référence en la matière. Bien évidemment, il ne faut pas utiliser ce site participatif dans le cadre d’un exposé ou d’un roman basé sur des histoires vécues. Ne perdez pas de vue qu’il ne s’agit pas d’une encyclopédie vérifiée par des professionnels. Toutefois, elle demeure essentielle à la préparation d’un roman, car vous y trouverez une mine d’informations sur un nombre incalculable de sujets. Je vous conseille donc de vous y inscrire et de créer ensuite un livre. Vous y rangez toutes les aides qui vous semblent utiles et vous pourrez ensuite imprimer votre livre avec une table des matières en pdf.

Plus vous rentrerez dans les détails, plus vous amasserez de fichiers, dossiers et pdf.

Pour vous donner un ordre d’idées, lorsque j’ai entamé La Légende de Kaelig Morvan, j’avais une cinquantaine de pages manuscrites noircies à la plume, une quarantaine de pdf d’aides sur le XVIIe et la Bretagne et tout autant d’aides à l’écriture.

Au final, l’étape de préparation me demande souvent plus de temps que celui de l’écriture, car toutes les entraves sont abattues lorsque je démarre le processus romanesque. Je n’ai plus qu’à me laisser guider par mon imagination.

Ne négligez pas cette étape, même si elle vous semble rébarbative et parfois inutile. Je vous assure qu’elle vous sera d’une grande aide par la suite et ne vous obligera pas à couper votre écriture.


6 – Le plan du roman

Nous avons donc vu ensemble comment bien préparer son roman. Désormais, le temps est venu de rentrer dans le vif du sujet à savoir poser les bases de son scénario.

Ecrire un roman et le publierIl s’agit de l’étape la plus importante concernant la cohérence de votre récit. J’insiste souvent sur ce point, car il est essentiel à mes yeux. De nombreux livres s’achèvent par un Deus ex machina parce que l’auteur n’a réalisé qu’un travail préalable limité et essaie de s’en sortir avec un minimum de dignité. La série Lost ou encore le film Matrix sont de bons exemples de ce problème. Les acteurs, l’idée de départ, le jeu, l’ambiance, tout collait. Mais, dès la suite, on sentait que les scénaristes ne savaient pas où ils allaient. Ils nous ont donc concocté une petite fin facile et sans révélations qui a laissé un gout d’inachevé.

Bref ! Je vais vous expliquer comment éviter cette pirouette sans saveur.

J’ai appelé cela le chapitrage.

Vous allez réaliser tout d’abord un petit résumé de dix lignes de votre roman, comprenant le début, le milieu et la fin. Toute histoire se déroule en trois actes. Cela vous sera d’ailleurs demandé si vous souhaitez soumettre votre manuscrit à un éditeur. Lorsque vous l’avez, vous allez maintenant passer au chapitrage.

Il est très difficile d’estimer la longueur d’un roman avant même de l’écrire. Avec le temps, vous y parviendrez sans problème. Actuellement, mon éditeur aux Éditions Ouest France me commande des livres de 300000 signes environ avec une marge de 10000. Je tourne alors autour des vingt chapitres.

Lancez-vous désormais !

Utilisez les puces de numérotation et commencez par décrire votre premier chapitre en quatre ou cinq lignes. Procédez de même pour les autres chapitres. La longueur des chapitres dépendra de votre plume. Si vous vous lancez dans l’écriture d’un roman, c’est que vous avez certainement déjà écrit quelques textes auparavant. Vous devez donc savoir si vous aimez les longues descriptions, les dialogues, les phrases courtes, l’action…ce sera à vous d’estimer la longueur de vos chapitres et, par la même occasion, de votre roman.
Et n’oubliez pas que chaque chapitre doit contenir les trois actes.

Bernard Werber propose d’écrire d’abord le dernier chapitre et de remonter l’histoire pour découvrir tout ce qui peut mener à ce dénouement. Toute incohérence sera alors écartée.

Si vous optez pour la méthode chronologique, décrivez brièvement vos chapitres de fin. Vous verrez que vous aurez certainement réalisé quelques modifications au cours du récit et c’est normal.

La plupart des auteurs changent d’idées en cours de route, mais ils ne modifient pas leur trame générale. Le chapitrage sert justement à ça. Il s’agit d’un guide, une voie que vous conservez pour rester cohérent. C’est ce plan qui vous permettra de modifier certains passages, certaines actions, de placer des retournements de situation sans pour autant vous perdre.

Comme je vous le disais plus haut, une bonne organisation laisse champ libre à l’imagination lors du processus d’écriture.


7 – Le processus d’écriture

Nous y sommes enfin !
Après avoir longuement travaillé sur votre roman sans avoir pourtant réellement entamé l’écriture, vous allez pouvoir laisser libre cours à votre imagination. J’ai lu de nombreuses méthodes sur l’écriture et vais aujourd’hui vous dévoiler ma propre technique. Vous en trouverez une multitude d’autres dans des manuels pour les auteurs.

Toujours le conditionnement

Ecrire un roman et le publierComme je vous en avais parlé lors de l’étape 4 sur l’écriture du premier chapitre, j’aime me préparer avant de poser mes doigts sur le clavier. Je vois ça comme un rituel, une cérémonie qui précède le travail. Libre à vous de me prendre pour un fou. Je serai le dernier à vous juger sur ce point.

Je me prépare donc une grande théière, une tablette de chocolat noir aux cristaux de sel, des bougies, j’enfile un pantalon confortable et lance ma chaîne hi-fi. Mon bureau est jonché d’une multitude d’objets : korrigan auteur, petit chaudron en bronze, pierres améthyste et tourmaline noire, bougeoir tronc d’arbre, bouddha rieur…bref !

Quand je suis prêt, je ferme la porte et m’assure que personne ne viendra me déranger.

L’écriture

Après ce rituel d’une dizaine de minutes, je me lance.

J’ai toujours à proximité un classeur réunissant des aides diverses et variées ainsi que mon dictionnaire des synonymes et analogies. Il est rare que j’écrive moins d’une demi-heure et je vous conseille de faire de même, car se replonger dans son récit peut parfois prendre cinq à dix minutes. En général, j’aime écrire pendant quatre à cinq heures, mais ce n’est pas toujours possible. Je me contente donc généralement de deux heures. Il n’est pas toujours facile de se dégager du temps libre, aussi je vous invite à vous organiser pour écrire un peu chaque jour.

Stephen King l’explique très bien dans son livre « sur l’écriture », récit autobiographique dans lequel il dévoile de nombreuses astuces. La régularité est selon lui la clé du processus d’écriture. Bien sûr, chacun trouvera sa propre méthode, mais l’appétit vient en mangeant et si vous avez bien effectué toutes les étapes de la préparation du roman, l’inspiration viendra d’elle-même. Le syndrome de la page blanche est souvent dû à un manque de travail. Certains « artistes » aiment s’auto-sacraliser en avançant que seule la plume doit guider l’auteur. Ils pensent impossibles des choses qu’eux-mêmes n’arrivent pas à faire. Personnellement, je pense que rien n’est impossible.

Mais je m’égare! Lorsque j’écris, je ne relis quasiment jamais mes phrases. Je les écris simplement comme elles sortent et ne cherche jamais à placer tel ou tel mot pour enrichir le texte. Je pense que ce serait une grosse erreur, voire une illusion d’agrémenter systématiquement son roman de synonymes tous aussi pompeux les uns que les autres. Méfiez-vous donc de ne pas trahir votre authenticité en enrobant votre roman. Cela cache d’ailleurs souvent une pauvreté scénaristique.

L’avis de Bernard Werber

Pour mieux illustrer mes propos, voici ce qu’en dit Bernard Werber. Je vous conseille de mémoriser à vie ses paroles, elles vous seront d’un grand réconfort lorsque les microcosmes élitistes chercheront à écraser votre plume en décidant pour le peuple ce qui doit être considéré comme de l’art.

« Beaucoup de romanciers surtout en France, font du joli pour le joli. Ils enfilent les phrases tarabiscotées avec des mots de vocabulaire qu’il faut chercher dans le dictionnaire comme on enfile des perles pour faire un collier. Cela fait juste un tas de jolies phrases. Pas un livre.

Souvent les critiques parisiens taxent les auteurs qui touchent tous les publics « d’auteurs populaires ». Avec une connotation péjorative dans le mot populaire, sous-entendu que si cela plaît au grand public c’est que ce n’est pas de la grande littérature. Victor Hugo se vantait d’être un auteur populaire, de même que Alexandre Dumas, Jules Verne et Flaubert. Mozart faisait de la musique populaire et s’en flattait. Tous les auteurs « non populaires » qui vivaient à la même époque ont été oubliés, qu’ils soient grands poètes, grands académiciens, grands écrivains de cours ou de salon. L’histoire les a balayés avec leurs jolies tournures de phrases et leurs effets de manches. De même que tous les auteurs maudits qui revendiquaient comme un titre le fait de n’être compris que par un public restreint ont en effet été effacés. Logique. Il est beaucoup plus difficile de plaire au large public qu’à un groupe de soi-disant arbitres des élégances. Faire simple et clair réclame beaucoup plus de travail que de faire grandiloquent, incompréhensible, et rempli de sous-entendus que l’auteur est le seul à connaître. »

Pour revenir au processus d’écriture, j’essaie systématiquement d’arrêter une étape sur un chapitre ou un moment clé. Je n’ai ainsi pas l’impression de laisser une histoire en suspens.

Je ne peux malheureusement pas réellement vous aider plus significativement pour cette étape, car elle est propre à chacun. J’en suis désolé. Toutefois, n’hésitez pas à me poser des questions sur ce sujet et j’essaierai de vous répondre le plus rapidement possible.


8 – La relecture et la correction

Pour cette étape, il existe deux possibilités :

  • Votre roman est en cours d’écriture
  • Votre roman est a achevé

Vous allez devoir procéder à un choix qui aura une influence sur votre roman et peut-être même sur son histoire. Lisez donc bien cette étape, car elle devrait vous permettre de prendre sereinement la bonne décision.

Votre roman est cours d’écriture

Vous avez déjà écrit plusieurs chapitres (au moins 60000 signes) et vous estimez qu’il est légitime d’entamer une première relecture pour ne pas avoir à faire tout ce travail fastidieux d’un coup.

Voici quelques propositions :

  • Les proches: certains seront sincères et d’autres non. Il sera donc difficile de faire le tri entre l’objectivité de votre conjoint(e) et de votre chère maman, si fière que sa progéniture ait réussi l’exploit d’écrire un livre (ou alors elle s’en moquera totalement…).
  • Un professionnel: je ne parle pas de payer quelqu’un, mais plutôt de trouver une personne du milieu. Vous pourriez avoir dans vos contacts un professeur de français ou un auteur. Leurs avis seraient certainement plus sincères. Malgré tout, ils ne feront pas force de loi !
  • Les forums d’écriture: très pratiques pour la correction, ils s’avèrent en revanche dangereux pour la relecture. Vous aurez des avis de toute part et certains seront parfois acerbes. L’anonymat du Web et la frustration de certains écrivains en herbe à l’ego néanmoins plus gros qu’une plage du débarquement poussent parfois aux pires remarques. Lisez plutôt les textes postés et les commentaires. Vous apprendrez tout autant. Si je devais vous conseiller un forum, ce serait CoCyclics (pour l’imaginaire).

Ecrire un roman et le publierÀ cette étape, un début de relecture et de correction est une bonne méthode, mais méfiez-vous d’une chose. On vous fera des remarques sur votre histoire, on vous poussera à vous remettre en question, on vous vexera. Tous ces commentaires vous feront revenir sur votre scénario. Cela peut nuire à votre histoire ou au contraire l’enrichir. Seul un grand nombre de lecteurs pourrait dévoiler un réel mouvement. Si vous n’avez que deux ou trois bêta-lecteurs, c’est plus risqué. Ne gardez alors que les corrections.
Quoi qu’il en soit, ne modifiez jamais votre scénario! C’est votre histoire!

Votre roman est achevé

Ça y est ! Vous venez d’écrire le mot « FIN » et l’ivresse s’empare de votre être comme une scélérate de jubilation. Il reste désormais l’étape de relecture et de correction.

Comme dit plus haut, vous pouvez faire appel à vos proches, à des professionnels ou à des forums d’écriture. Quelle que soit votre décision, restez conscient que c’est votre roman et votre histoire. N’allez pas tout modifier sous prétexte qu’une remarque a été trop directe.

Vous aurez également à passer en personne par l’étape de relecture et de correction. Certains logiciels existent et sont très efficaces. Le correcteur de Word reste assez fiable, mais je vous conseille Antidote. Il coute assez cher et tout dépend alors de vos objectifs. Si vous avez pris la ferme décision d’être publié, je ne pense pas que ça vous arrêtera.

Vous pouvez également faire appel à un correcteur professionnel, mais, là aussi, je vous mets en garde. Depuis l’explosion de l’autoédition (je parle du grand nombre d’auteurs qui se lancent), la toile voit naître en masse les sites de services aux écrivains. La plupart sont réalisés par des auteurs autoédités ou par de petits opportunistes qui surfent sur cette nouvelle vague. Ils proposent souvent des corrections simples (orthographe, syntaxe, ponctuation et application des règles typographiques), mais rajoutent malgré tout que des coquilles pourraient se glisser dans le texte. Fuyez ! Un correcteur professionnel que vous payez ne doit pas laisser de coquilles. Imaginez un couvreur qui vous dirait : « ok, c’est bon, mais je pourrais avoir oublié de mettre une ardoise par-ci par-là ».

Cherchez les références du correcteur, vérifiez ses tarifs. Certains avancent ce titre parce qu’ils estiment maîtriser la langue française. Vous avez deux possibilités : soit le correcteur possède le diplôme Voltaire, soit il a fait ses preuves. Dans le cas contraire, ne prenez pas de risques. Vous devriez trouver facilement un vrai correcteur. Rien ne vous empêche de contacter un éditeur pour obtenir les coordonnées de ses correcteurs.

Ma méthode

  1. Dès l’écriture du premier chapitre, je fais appel à ma bêta lectrice préférée, c’est-à-dire ma femme. Je sais qu’elle ne me ménagera pas et elle me connaît si bien qu’elle sait déceler une écriture trop emportée ou un manque de conviction. Elle corrige le texte et le commente. Je ne vous cache pas que mon ego prend une claque à chaque fois, mais avec le temps, on s’y fait.
  2. Je prends ses notes et apporte les modifications (ou pas) dans mon texte au fur et à mesure de l’écriture.
  3. Une fois le roman achevé, je le passe intégralement dans le logiciel Antidote.
  4. Je fais ensuite une première correction en lecture mot-à-mot. Je ne lis pas une histoire, mais des phrases qui s’enchainent pour déceler des fautes de frappe, des coquilles.
  5. Je passe ensuite à la relecture complète du manuscrit. Cette fois-ci, je parcours le manuscrit en diagonale comme le ferait un comité de lecture. Je vérifie qu’il n’y a pas d’incohérences dans mon histoire.
  6. J’envoie ensuite mon roman à deux bêta lecteurs : l’un corrige et l’autre commente.

Quand toutes ces étapes sont achevées, j’ai en main un manuscrit théoriquement propre et abouti. Il restera encore quelques coquilles, mais elles devraient être exceptionnelles.


9 – Soumettre son manuscrit et être visible

Tout est prêt et vous avez pris la décision de soumettre votre manuscrit à un éditeur. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il faut travailler aussi ce point.

Envoyer son manuscrit à l’éditeur

Les maisons d’édition reçoivent un nombre incalculable de manuscrits et bon nombre d’entre eux ne correspondent même pas à leur ligne éditoriale. Il faut donc comprendre que lorsqu’un roman arrive avec une bonne mise en page, un genre cohérent avec la ligne et une présentation qui respecte leur demande, cela attire déjà leur attention.

Ecrire un roman et le publierPour bien commencer, il faut déjà se rendre sur le site de l’éditeur, vérifier ce qu’il publie, aller dans la rubrique « contact » ou « soumettre un manuscrit ». Avec un peu de chance, ils expliquent ce qu’ils attendent. Dans le cas contraire, envoyez-leur un mail pour connaître la démarche à suivre.

Il arrive que certains éditeurs ne reçoivent plus de manuscrits. C’est parce qu’ils ont déjà bouclé leurs parutions pour les deux années à venir. Soyez patient !

Quoi qu’il en soit, lorsque vous enverrez votre manuscrit, soignez votre présentation et restez vous-même. N’essayez pas d’en faire des tonnes, cela ne servira à rien. Si vous avez déjà publié quelques nouvelles sur des magazines, vous pouvez toujours le noter.

Aujourd’hui, même si beaucoup d’éditeurs lisent sur tablette, certains souhaitent malgré tout recevoir le manuscrit en format papier, en impression recto uniquement. C’est une méthode pour faire un premier tri entre ceux qui arrosent tous les éditeurs et ceux qui sont réellement motivés.

Il faut garder à l’esprit que les chances d’être édité restent minces et qu’un auteur publie en moyenne son premier roman à l’âge de 41 ans.

Petite précision sur la lecture des manuscrits. Je lis parfois sur les forums des auteurs qui se plaignent que l’éditeur n’a pas lu tout leur manuscrit. Ils disent que si c’était le cas, il aurait aimé.
Est-ce qu’un lecteur lit tout le livre dans une librairie avant de l’acheter? Non! Vous devez captiver dès le début. C’est seulement ainsi que le comité de lecture pourra se projeter.

Être visible

Depuis l’arrivée d’internet, le métier d’auteur a considérablement évolué. L’époque où les écrivains restaient cloîtrés chez eux, envoyaient leur manuscrit à l’éditeur et retournaient écrire dans leur grotte est révolue.

Aujourd’hui, l’auteur doit participer activement à la promotion de ses ouvrages. C’est le boulot de l’éditeur, me direz-vous. Exact ! Mais cela ne suffit pas. Les librairies croulent sous les livres et rares sont les ouvrages qui restent plus de trois mois sur table après leur sortie. Les commerciaux des maisons d’édition ne sont pas des magiciens et ce sera donc à vous de participer, avec le soutien de votre éditeur et du service communication, à la promotion de votre dernier roman. Si vous souhaitez dépasser le stade de la simple publication, vous devrez prouver que vous en valez la peine. Noyé dans la masse, le talent ne suffit plus.

Pour ce faire, la première étape est d’être visible sur le Web :

  • Le blog d’auteur: j’ai envie de dire qu’il est indispensable. Il permettra aux internautes de vous trouver facilement sans avoir besoin de créer un compte ou un abonnement. Faites attention à ne pas publier n’importe quoi. Ce blog sera votre vitrine, votre image d’auteur. Essayer de rester dans le thème et évitez de mettre les photos de votre dernier repas. Les éditeurs regardent les blogs. C’est aussi souvent par ma rubrique « contact » que je suis approché par les organisateurs des salons.
  • Les réseaux sociaux: Aujourd’hui, même les plus récalcitrants s’y mettent. Rien ne vous y oblige, mais lorsqu’on constate le nombre d’internautes qui possèdent un compte Facebook, Google plus, Twitter ou encore Instagram, ce serait vouloir jouer les marginaux que de refuser sous prétexte que votre talent artistique ne permet pas ce genre de dérives populaires. Là encore, séparez bien votre vie privée de votre vie professionnelle. Créez une page d’auteur indépendante de votre compte.
  • Les blogs de lecteurs: c’est un très bon vecteur de diffusion. Il en existe une multitude et ils sont parfois très suivis. Cela vous donnera encore une bonne visibilité sur Google.

Soyez visible dans la vraie vie, car être auteur, c’est aussi aller à la rencontre de ses lecteurs.

  • La presse papier: c’est un très bon moyen de montrer votre professionnalisme. N’allez pas croire que la presse est inaccessible. Alors que j’étais encore autoédité, j’avais eu un article dans Ouest France, le Télégramme et d’autres journaux locaux. Il faut juste contacter les bonnes personnes (les correspondants de presse de votre commune) et leur expliquer votre situation. Un auteur dans un village, ça plaît toujours ! Vous scannez ensuite cet article et le publiez sur votre blog et vos réseaux sociaux. Là encore, cela donnera l’image d’un auteur qui s’investit.
  • Les salons: les meilleurs moments! Si je devais garder une seule chose de ma vie d’auteur, ce serait sans nul doute celle-là. Les salons sont des moments d’échange remplis d’émotions. On discute avec les lecteurs, on signe des dédicaces, on décrit son roman. C’est également l’occasion de rencontrer d’autres auteurs, éditeurs, illustrateurs. Le  bouche-à-oreille fonctionne très bien dans le milieu littéraire et les contacts sont primordiaux. Restez dans votre bulle et vous y resterez seuls pour toujours. L’écriture c’est le partage !
  • Les dédicaces en librairies: un autre moyen d’être visible. Ce n’est pas forcément l’étape la plus facile, car, cette fois-ci, vous êtes seuls. Les lecteurs ne sont pas toujours présents en nombre et vous ne pouvez pas vous tourner vers un confrère pour discuter. Il faut s’armer de patience, mais c’est le jeu. Il faut garder à l’esprit que les libraires sont toujours heureux d’avoir un auteur chez eux et ils parleront de vous. La presse diffusera également votre séance de dédicace.

Les derniers points que je viens de nommer ne vous seront utiles que lorsque vous aurez publié, aussi je vous conseillerais de vous concentrer sur un blog avec un beau design et des articles appropriés.


Écrire un roman et le publier: bilan

Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur les différentes étapes pour écrire un roman et le publier. J’espère avoir réussi à éclairer un peu la voie de ceux qui naviguaient à vue. Je n’ai pas la prétention de vous faire publier un livre, mais juste l’envie de partager ce qu’on m’a transmis ou que j’ai appris par moi-même. Libre à vous de prendre ce qui vous semble utile et de jeter le reste.

À la fin de la dernière étape, je vous ai dit que je vous dévoilerai une dernière astuce. Personnellement, je pense que c’est celle qui m’a été la plus bénéfique.

OSEZ!

Cela peut paraître vide de sens et banal, mais c’est pourtant par manque d’audace que de nombreux auteurs ne parviennent pas à publier. Si vous n’érigez aucune barrière, si vous n’imaginez pas l’échec, alors vous aurez de grandes chances de réussite. Bernard Werber dit que trois éléments permettent de devenir auteur : du travail, du talent et de la chance. Il dit également que seules deux de ces choses suffisent. Personnellement, je rajouterai cette quatrième : l’audace.

Ecrire un roman et le publierAttention ! Il ne faut pas confondre l’audace et la prétention ou le culot. Je parle bien d’oser et non de se mettre en avant. Personnellement, j’utilise le même ton quand je parle avec un éditeur, un lecteur ou un auteur. En restant soi-même, en ne vous positionnant ni au-dessus ni au-dessous de vos interlocuteurs, vous pourrez être authentique.

Parfois, cela demandera un gros travail, car certains sont timides, introvertis. Mais il faut savoir décider de son destin et dire ce que l’on pense franchement.

Exemples probants

Lorsque j’ai écrit le livre Secrets de Guetteurs, je voulais que la sortie concorde avec l’exposition des peintres officiels de la marine qui allait parcourir la France pendant un an et demi. J’avais donc quatre mois pour que le livre soit en librairie. Mission en apparence impossible lorsqu’on est simplement autoédité. J’ai donc fouillé la toile, trouvé un éditeur breton (les Éditions des montagnes noires) dont la ligne éditoriale correspondait et je l’ai appelé directement par téléphone. Je lui ai exposé le projet et il a dit oui le lendemain. Moins de quatre mois plus tard, le livre sortait en librairie et était exposé avec les peintures des artistes de la Marine. J’ai signé mon sixième contrat d’auteur avec cet éditeur cette année.

Quand j’ai signé avec les Éditions Ouest France pour La Légende de Kaelig Morvan, j’ai dit à l’éditeur que je voulais travailler avec l’artiste-peintre-illustrateur Brucero pour la couverture. C’était une des conditions fixées dans le contrat. Cela faisait des années que je voulais collaborer avec lui sur un projet, mais je ne le connaissais pas. Je lui ai donc envoyé un mail, nous avons échangé par téléphone et il a accepté de faire les couvertures de la trilogie. Le résultat dépasse d’ailleurs mes espérances.

Mais n’allez pas croire que toutes les portes se sont ouvertes devant moi et que la chance me souriait tout le temps. J’ai reçu des refus, j’ai été snobé par certains libraires et organisateurs de salons lors de mes débuts, on ne répondait même pas à mes mails…je ne compte plus les claques, mais ça renforce et chaque porte qui s’ouvrait faisait avancer. J’ai été rabaissé maintes fois, mais la roue tourne. Alea jacta est…

Mon dernier conseil est donc d’oser. Gardez bien ça à l’esprit ! Ne mettez aucune barrière en travers de votre route et croyez-y. L’écriture est une aventure incroyable que je souhaite à chacun d’entre vous.

 

Creative commons ecrire 1 roman

Ecrire1roman.com

 

2 commentaires sur « Dossier: toutes les étapes pour écrire un roman et le publier »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s