13 astuces à connaître pour débuter l’écriture d’un roman

Lorsqu’on se lance dans l’écriture d’un roman, on ne sait pas vraiment par où commencer. Aujourd’hui, je vais vous donner quelques astuces à connaître pour bien débuter votre projet.

1. Soyez audacieux

La confiance en soi est essentiel pour un auteur. Il vaut mieux en avoir trop que pas assez. Si vous doutez, vous n’arriverez pas à écrire ou alors cela vous prendra 5 ans pour écrire 200 pages. N’hésitez donc pas à suivre votre instinct et à enfoncer les portes. Même sur le plus haut trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul! Personne n’est au-dessus de vous ni en-dessous d’ailleurs. Alors foncez! Certains tenteront de vous décourager, vous diront que c’est impossible, mais ils ont tort. Tout le monde peut écrire!

2. N’essayez pas d’enrober votre texte

Beaucoup pensent qu’une phrase riche et très alambiquée est synonyme de qualité. Foutaises! Dans la plupart des cas, cela indique surtout une pauvreté scénaristique qui plaira dans un microcosme élitiste. N’essayez pas de réécrire totalement vos phrases pour qu’elles paraissent plus travaillées, plus proches de Baudelaire ou des poètes maudits. Soyez authentique! Votre récit en sera naturellement enrichi. Avec le temps, votre plume s’affûtera et vos phrases seront naturellement plus riches. 

3. Utilisez les fétiches pour créer votre bulle

BOUGIE BUREAUUn auteur a besoin d’une bulle. Oui, je sais! Certains peuvent écrire n’importe où. Cependant, pour la plupart d’entre nous, une bulle est nécessaire. Pour ce faire, je vous conseille d’avoir recours à des fétiches, des objets qui vous plongent dans votre univers: bijoux, décorations de bureau, tableau, encens, bougies…

4. Imposez-vous un rituel

Il vaut mieux perdre dix minutes sur une heure d’écriture pour tout préparer plutôt que de se lancer à fond et d’être sans cesse coupé.
Le rituel peut s’avérer extrêmement court. Prendre le temps de se faire un café et de couper un morceau de chocolat. L’important est de conditionner son esprit pour qu’il comprenne qu’il n’est plus dans le vie réelle. Un peu comme un pratiquant d’arts martiaux qui montre sur le dojo en tenue adaptée.

5. Ne cherchez pas l’originalité à tout prix

Il n’y a rien de moins original que de vouloir faire original!
J’aime le clamer haut et fort à qui veut l’entendre. La narration et la cohérence du récit demeurent les points essentiels d’un ouvrage. Inutile d’aller vous faire des nœuds au cerveau pour dénicher l’idée que personne n’a eu. Une histoire ne se force pas. Si l’idée doit venir, elle viendra. Et puis rappelez-vous que ce sont les personnages qui sont au cœur du récit. C’est par eux que viendra l’intrigue. 

6. Coupez-vous du monde

Mettez votre téléphone en mode avion, coupez votre messagerie internet, débranchez le téléphone fixe (pour ceux qui en ont encore…), fermez la porte à clé (et mettez le chien dehors pour dissuader le tout-venant dans mon cas), déconnectez-vous d’internet au besoin pour évitez les alertes Facebook, Twitter et Google Plus.

7. Faites des chapitres courts

Le lecteur aime les livres morcelés où un chapitre en appelle un autre. L’objectif est de créer un véritable page-turner alors il est préférable d’éviter les chapitres de 40 pages. De plus, rappelez-vous que chaque chapitre doit comporter une histoire en 3 actes: un début, un développement et une fin. Bernard Werber l’explique très bien dans son atelier d’écriture.

8. Ne vous relisez pas sans cesse

Tout le monde fait des fautes d’orthographe, de syntaxe ou de grammaire. Les éditeurs, pour la plupart, ne s’en préoccupent guère, car ils ont des correcteurs professionnels (et drôlement efficaces) pour ça. Attention! Il ne faut quand même pas qu’on butte sur le sens d’une phrase ou tous les trois mots. Mais évitez de vous relire toutes les trente secondes par peur des fautes. Vous ferez une correction générale une fois votre roman achevé et ferez ensuite travailler vos bêta-lecteurs préférés.

9. Ne vous laissez pas influencer

Entourage, forums d’écriture, réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui tenteront d’influencer votre récit, avec certainement de bonnes intentions d’ailleurs. Lorsqu’on débute l’écriture d’un roman, on hésite et on se tourne naturellement vers le net.
Concernant les forums, si leur efficacité est indéniable concernant la correction, l’enrichissement littéraire ou la nécessité d’échanger, ils sont catastrophiques pour ce qui est des conseils sur la structure d’une histoire.
Vous ne devez donc en aucun cas modifier votre scénario!!! Il vous appartient, il vous reflète, il vous prend au tripes. Vous iriez changer votre histoire parce qu’un écrivain en herbe avec plus de 2000 messages (de flood parfois) vous l’a dit. Ridicule! Seule la narration doit être corrigée. Il en va de même pour vos bêta-lecteurs. 

10. Les bêta-lecteurs

BETA LECTEURSi possible, choisissez-en trois différents: quelqu’un de très proche qui n’hésitera pas à vous tailler en pièce (ma femme est sans pitié!), un autre qui affectionne le genre d’histoires que vous écrivez et qui vous donnera un avis général et un dernier (proche forcément) qui ne lit jamais ça, mais qui acceptera de vous aider. Cela vous donnera une vision globale de votre ouvrage et vous permettra d’effectuer quelques légères modifications. J’ai bien dit légères!

11. La suggestion

Il est préférable de suggérer au lecteur plutôt que tout lui expliquer. Plutôt que de dire qu’un personnage est gentil, faites-lui faire une bonne action. Ce sera mieux perçu et cela enrichira le récit.
Ce sont nos actes qui nous définissent et non ce que nous affirmons être

12. N’ayez pas peur des archétypes

Les vieilles recettes sont les meilleures.
Si le héros est souvent un orphelin, c’est pour qu’on puisse s’attacher à lui plus facilement et mieux s’identifier.
Si le guide du héros est un vieil homme, c’est parce que la sagesse vient souvent avec l’âge. Songez au Seigneur des anneaux ou à Harry Potter. Ces livres traverseront les âges (pour Tolkien, c’est déjà fait!). N’ayez donc pas peur de ces archétypes, car ils rassurent.
Vous êtes d’abord là pour faire rêver et pas pour casser tous les codes sous prétexte de se la jouer Game of Thrones. Tout le monde n’a pas le talent de George R.R. Martin (enfin! Lorsqu’on voit Jon Snow, on remarque qu’il a quand même joué le stéréotype du bâtard qui se révèle!). Pour ce faire, je vous conseille de lire le guide du scénariste de Christopher Vogler ou encore Le héros aux mille et un visages de Campbell. Il n’existe pas meilleurs ouvrages sur la structure d’une histoire. C’est un vrai régal!

13. Lire, lire et lire encore

Stephen King insiste sur ce point dans son livre Mémoires d’un métier.
Lorsque j’entends un auteur dire qu’il ne lit jamais, car il écrit tout le temps, je reste sans voix. Ce serait comme un acteur qui ne regarderait aucun film ou un cordonnier sans chaussures. C’est à la fois irrespectueux et prétentieux. La lecture serait pour le commun des mortels et non pour les artistes ?
Bon! Pour écrire, il faut lire, s’inspirer, se nourrir. Si vous avez peur de plagier, lisez des livres dans un style légèrement différent du vôtre.

Voilà! J’espère que ce post vous aura été utile et n’hésitez pas à me faire part de vos remarques. L’écriture est avant tout un échange d’opinion.

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