Ecrire un roman de fantasy 16: les grandes batailles

Il n’y a pas de roman de fantasy sans grandes batailles. Elles ne marquent pas forcément le dénouement ou la fin de l’histoire, mais le genre aime le grandiose et ces batailles épiques s’avèrent un excellent vecteur d’émotions.

Tout d’abord, il faut bien prendre en compte qu’aucun auteur ne peut puiser dans son expérience pour décrire ce genre de bataille. A moins de participer à un GN, ce que je vous conseille, vous ne pouvez qu’imaginer la violence de tels combats. C’est pourquoi le cinéma demeure essentiel. Le seigneur des anneaux, Harry Potter, Game of thrones, nourrissez votre imaginaire dans ces fabuleuses scènes.

Le point de vue

Ensuite, il va falloir choisir un ou plusieurs points de vue. Personnellement, j’aime en placer plusieurs.
Il vous est possible de décrire la bataille du point de vue des généraux, ceux qui donnent les ordres. Vous aurez alors une vision globale du champ de bataille. C’est spectaculaire, impressionnant, fantastique. Des milliers d’hommes s’affrontent, vous dominez la scène et cette impression d’espace, mue par une plume graphique, offre une visualisation épique au lecteur. Cependant, il ne faut pas s’arrêter là!

bataille épiqueVous avez forcément, au cœur de la bataille, un personnage clé, un héros que vous affectionnez et qui prend part au combat. C’est également intéressant de plonger dans le sang pour donner du frisson. Cette immersion permet d’apporter l’action immédiate. Des phrases courtes et percutantes sont de rigueur. On évite alors les descriptions trop pesantes qui forcent le lecteur à se concentrer et l’extirpe inconsciemment de la bataille.

Que décrit-on alors?

Il faut rester succin. Dans une grande bataille, tout va très vite. Un soldat peut tuer plusieurs ennemis et se prendre une lame dans le dos sans s’en rendre compte. Il faut être sur la brèche! On oublie les précisions trop minutieuse du genre coup d’estoc ou tout autre terme d’escrime. Gardez ce vocabulaire pour les combats singuliers (j’en parle dans un autre article). On doit surtout ressentir la peur et la confusion. C’est un pèle-mêle de corps, de sang et d’épuisement. En bref, c’est une boucherie. Mais reste à voir si vous tenez à la décrire! Personnellement, je ne l’ai pas fait systématiquement selon les romans. Il faut choisir son public et l’intention qui l’accompagne.

Quels pièges éviter?

Concernant ce point, vous allez devoir faire le choix du réalisme ou du spectacle. Naviguer entre les deux reste assez complexe, mais pas impossible. 
Si vous regardez un film comme Jeanne d’Arc, vous réalisez que les combattants ne sont pas extraordinaires. Ceux qui survivent sont souvent les mieux protégés, en somme les chevaliers. Le réalisme des batailles médiévales est cohérent avec un récit d’heroic fantasy, mais ne fait pas toujours rêver.
Selon votre trame, vous souhaiterez peut-être des batailles plus épiques où les héros redoublent de prouesses comme le fait Legolas dans la bataille de Minas Tirith. C’est totalement hors norme, même pour un elfe, mais on adore.

Toutefois, il faut que l’ensemble soit cohérent avec le comportement des personnages tout au long de l’histoire. Et c’est justement ce piège qu’il faut éviter. Même si l’adrénaline pousse vos héros à se surpasser, ils n’en restent pas moins des hommes (ou tout autre race). Évitez donc d’exagérer les scènes.

Les armes

A l’époque médiévale, l’épée demeurait l’arme de prédilection. Ni trop longue ni trop courte, affûtée des deux cotés, maniable, c’est l’idéal dans une grande bataille. Je vous conseille donc de la conserver. Personne ne combattait avec un arc. Dans la confusion, on pourrait tuer un soldat allié. De même, les lances rendent le combat rapproché impossible. On peut envisager les dagues pour un personnage qui manie vraiment bien ces armes.

Si vous vous rappeler Aragorn et l’épée Anduril dans le dernier volet du Seigneur des anneaux, son arme fait 134 cm pour plus de 3 kg. Ceux qui maniaient ce genre d’épée (qu’on appelait Claymore) étaient les guerriers écossais les plus puissants. Je vous laisse imaginer le gabarit des bestiaux…prenez donc en compte cet aspect. Personnellement, en bon fan du genre, je me suis payé Anduril et la manier reste très difficile, et pourtant je pratique le sabre en Aïkido. 

Enfin, n’allez pas croire qu’il faut forcément beaucoup de grandes batailles. C’est à vous de voir si elles sont justifiées. Un roman d’heroic fantasy reste avant tout un récit dans un monde imaginaire fantastique. C’est l’évasion qui compte.

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