Ecrire un roman de science-fiction 12: la végétation dans la SF

La SF, et plus particulièrement le space opera, est associée à un univers graphique sombre, teinté de bleu et de vert, généré par une technologie avancée. cependant, la végétation peut également avoir sa place dans cette atmosphère particulière.

Les exoplanètes

La végétation, dans son principe biologique, ne peut être présente que sur une planète bénéficiant d’un soleil et d’une atmosphère chargée en oxygène, c’est à dire une exoplanète. S’il est envisageable de créer une flore résistante aux radiations et autres facteurs que l’homme ne peut supporter, il est préférable de rester dans cette norme scientifique.

Il faut bien garder à l’esprit qu’un lecteur de SF va chercher une évasion particulière, bien plus poussée finalement que dans l’heroic fantasy. C’est du futur que nous parlons et il semble logique de faire table rase de notre époque contemporaine et des limites qu’elle comporte.

Je vous conseille donc d’opter pour une végétation extravagante, bioluminescente, gigantesque ou minuscule, dangereuse, intelligente. En bref! rendez la flore exceptionnelle! James Cameron a proposé dans son film Avatar une végétation luxuriante et très graphique. C’est pour moi l’unique point fort de ce film au scénario trop manichéen.

La main de l’homme

L’autre possibilité qui permet de bien insérer la végétation dans un space opera est que l’homme en soit le gardien. Dans un souci de préservation de la flore de la planète Terre, il aura créé un jardin comportant un maximum d’espèces que des botanistes entretiendront.

plante avatarC’est un point très intéressant à exploiter dans un roman, car il est le symbole du rattachement de l’homme à sa terre natale. En fait, il s’agit même d’un refus d’avancer et de s’affranchir de son passé. C’est un combat contre sa propre extinction, un bras de fer avec le vide intersidéral qui se caractérise par cette illusion d’une nature environnementale finalement cloisonnée. C’est en fait très proche d’un zoo. Quelques passionnés s’efforcent de conserver les vestiges de certaines espèces dûment sélectionnées pour leur beauté dans le seul but d’assouvir leurs propres désirs.

L’ennemi

C’est sans doute l’aspect le plus original qu’on puisse traiter pour mettre en scène la végétation.

Certains d’entre vous se souviendront peut-être (selon leur âge) du dessin animé Jayce et les conquérants de la lumière où les héros devaient combattre les monstroplantes, des organismes dirigés par un humanoïde végétal. Un régal!

Il est donc possible, sans tomber dans l’extravagance de l’animé cité ci-dessus, de créer une espèce florale dotée d’intelligence et capable de se mouvoir suffisamment pour devenir une menace pour les hommes. C’est un sujet qui mérite d’être approfondi, car la nature, pourtant meurtrière, est trop souvent traitée de manière puérile et écologique dans les romans.

Quoi qu’il en soit, gardez à l’esprit que la végétation a sa place dans la SF, mais qu’elle doit être particulière et sensiblement différente de celle que nous connaissons.

2 commentaires sur « Ecrire un roman de science-fiction 12: la végétation dans la SF »

  1. Bonjour, Je suis sensible à ce genre de détails quand je lis… et effectivement, Avatar m’a séduite par son côté graphique et l’exubérance de la végétation sans laquelle le film n’aurait pas eu la même saveur (le scénario était un peu trop simpliste à mon goût et pas seulement pour son côté manichéen). Bonne journée et merci pour cet article très intéressant.

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