Autoédition: l’impression à la demande et les petits tirages

Devant l’explosion des maisons d’éditions numériques et de l’autoédition, les imprimeurs se sont adaptés et ils sont désormais nombreux à proposer l’impression à la demande où des tirages à 20 exemplaires.

Amazon en précurseur

Je ne cesse de le dire, le géant de Seattle a une longueur d’avance.
Dès que l’autoédition a pointé le bout de son nez, ils ont proposé une impression à la demande avec des tarifs extrêmement attractifs. Personne ne pouvait rivaliser et c’est avec cette force de frappe qu’ils ont pris de court le monde de l’édition.

Certes, le système Createspace n’est pas simple. L’interface est entièrement en anglais et il faut gérer divers aspects de marges (en pouces!), d’épaisseur de papier et tout un tas de particularités habituellement à la charge de l’éditeur. Mais le résultat est à la hauteur du travail fourni, car le papier est de qualité et l’impression plus que convenable.

Quel intérêt?

C’est très simple: vous ne gérez pas de stock.

Il faut savoir que le stock est la bête noire des éditeurs. Entreposer des ouvrages coûte cher et demande une certaine logistique dont vous vous affranchissez grâce à l’impression à la demande. Lorsqu’un lecteur souhaite votre livre, l’imprimeur en tire un exemplaire et l’expédie. Pour vous, c’est totalement transparent.

C’est également pour cette raison que les éditeurs numériques proposent ce service à leurs auteurs en plus de la publication en ebook.
Les éditeurs traditionnels de taille plus modeste vont également se tourner vers cette voie pour éviter des problèmes de trésorerie.

Les petits tirages

100000 nouveaux titres sont publiés en moyenne chaque année et ils ne sont pas tous tirés à 50000 exemplaires. Beaucoup de tirages ne dépassent pas 300 et c’est normal. Pourquoi courir le risque de ne pas écouler un stock lorsqu’on peut faire une réimpression? C’est une sécurité, une prise de position même si la mise en place en librairie s’avère ensuite plus difficile.

Dans le cas des auteur autoédités, cette nouvelle perspective ouvre la voie aux salons et au dépôt-vente avec plus d’aisance. L’investissement de départ sera de l’ordre de 200 euros pour 30 ou 40 exemplaires. C’est plus que correct.

Mon amie Iman Eyato m’a donné l’autre jour le nom d’un imprimeur très sérieux avec qui elle travaille: autres talents
J’ai fait des devis en ligne par curiosité et ils proposent des tarifs réellement intéressants. De plus, j’ai pu constater grâce à Iman que les ouvrages sont de très bonne qualité.

Il est donc tout à fait possible de se procurer un petit stock pour les salons sans se ruiner.

2 commentaires sur « Autoédition: l’impression à la demande et les petits tirages »

  1. Bonjour, merci pour votre article, je suis entrain de lire tout votre dossier sur l’auto-édition, c’est très instructeur ! Je souhaite publier pour la première fois et habitant à Nice, je suis passé devant une société proposant ce service : https://www.pumbo.fr/publier-un-livre connaissez-vous ? Un avis ? Je me rassure en me disant que si cela ne va pas j’irais directement sur place.

    Merci pour votre réponse et bonne continuation !

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  2. Bonjour Victoria,
    Je suis content que mon dossier vous plaise. L’autoédition est une démarche qui demande un bon investissement personnel, mais c’est réellement grisant.
    Concernant Pumbo, j’ai regardé de près leur site web et il s’agit d’un service classique à l’autoédition. Il n’y a pas grand chose à dire à première vue si ce n’est leurs tarifs très élevés. A l’impression, ils sont deux fois plus chers qu’Autres talents frais de port compris (dans l’article ci-dessus) que je sais être fiable. De plus, je n’aime pas vraiment les témoignages qui défilent et donnent l’impression d’être fictifs. Pour placer un témoignage, il faut l’accord de la personne et il semble évident qu’un auteur voudra voir son nom complet pour gagner un peu de visibilité. Le prénom n’a aucun intérêt. Je peux me tromper toutefois.
    Dernier point qu’il faut prendre en compte: les éditeurs numériques et autres services à l’autoédition vantent souvent leur réseau dans 4000 librairies. Il faut bien savoir que votre livre ne sera pas dans ces librairies, mais uniquement disponible via l’achat Dilicom. Il faudrait que le libraire tombe sur votre livre sur internet, s’y intéresse et le commande à ses frais…n’y pensez même pas! Le système est assez simple sur ce point. Les libraires reçoivent une tonne de livres à l’office chaque semaine, placent ce qu’ils peuvent en vitrine et renvoient la plupart des invendus avant le délai de 3 mois pour ne pas avoir à engager de frais.
    Voilà! Personnellement, je n’irai pas chez à cause du prix exhorbitant de l’impression. Pour le reste, c’est du classique et ce sera à vous de faire le travail de promotion.

    Bon courage 🙂

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