Ecrire un roman de fantasy 17: les combats singuliers

Si les grandes batailles marquent des événements majeurs des romans d’heroic fantasy, les combats singuliers apportent souvent un retournement de situation ou viennent dévoiler un personnage. Il faut donc bien les soigner.

Lorsque j’ai débuté dans l’écriture, je maîtrisais très mal cet aspect. Mon manque d’expérience m’incitait à me précipiter. Tout allait très vite. C’était trop facile!
Avec le temps, j’ai corrigé cette lacune en me documentant sur le sujet, en pratiquant moi-même le combat au sabre en aïkido et en lisant avec plus d’attention les romans des grands auteurs du genre.

Faire un choix

Les combat singuliers sont souvent lent et emplis de précaution.
En effet, ils surviennent très souvent dans des auberges, au détour d’une ruelle ou dans tout autre endroit où les menaces permanentes des grandes batailles n’existent pas. Si vous optez pour une scène où vous souhaitez mettre en avant un de vos héros, vous choisirez très souvent de lui rendre la tâche aisée. Il s’amuse avec son adversaire, se joue de lui et le tue finalement sans mal. Mais dans la vraie vie, c’est bien différent et moins passionnant.

L’avis des professionnels

En 2015, j’ai eu la chance de rencontrer Gilles Martinez, un maître d’arts martiaux médiévaux, spécialiste du combat à l’épée. Nous avons longuement discuté sur le réalisme des combats dans les romans et il déplore l’ignorance certaine de la plupart des romanciers, dont je faisais alors partie. Il a insisté sur un point essentiel: Les combattants ne portent pas de protection. A l’inverse du champ de bataille ou l’armure protège de bon nombre d’attaque, les simples tuniques n’empêchent pas une lame de traverser le corps. Les deux opposants jouent donc leur vie sur un seul coup ou presque. Ils sont par conséquent très méfiants et prennent de grandes précautions avant d’attaquer.
Il m’a autorisé à le filmer et diffuser cette vidéo qui vous exposera mieux que mes explications le véritable combat à l’épée.

Aucun combattant ne tourne le dos à son adversaire!

C’est réellement important. Les scènes où un guerrier se retourne pour faire virevolter son arme et l’abattre sur son ennemi sont totalement incohérentes et jamais vues. Je me suis également entretenu sur ce point avec des maîtres d’arts martiaux japonais et il se sont contentés de sourire. On ne voit ça que dans les films qui ont besoin de ce spectacle pour divertir. Cependant, rien ne vous empêche de le faire malgré tout. Mais c’est un choix qui doit être conscient et assumé, car perdre de vue son adversaire peut s’avérer mortel.

Vient ensuite la description du combat.

A l’inverse des grandes batailles, il est très intéressant de détailler une telle scène. L’attente, l’hésitation, l’attaque, les blessures, les coups portés, le ressenti de votre personnage, tous ces aspects peuvent permettre à un simple combat de devenir épique. Pour les termes techniques, vous pouvez consultez ce pdf très complet sur l’escrime médiévale

Pensez aussi au sang qui apporte la touche macabre et aux sonorités. L’essoufflement des adversaires et le bruit des armes aideront le lecteur à visualiser. 

Quoi qu’il en soit, le comportement de votre personnage en combat singulier en dira long sur son caractère. Là encore, cela permet de suggérer plutôt que d’expliquer. 

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