Ecrire un roman de fantasy 20: écrire des histoires dans l’histoire

Insérer de courtes histoires dans le scénario permet au lecteur d’avoir une vision d’ensemble du monde décrit.

Un roman d’heroic fantasy, c’est une aventure épique où des héros combattent généralement une force supérieure. On aime suivre ces personnages atypiques tout au long de leur périple. Toutefois, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur ses héros au risque de lasser inconsciemment le lecteur. J’écris actuellement mon quatorzième roman et je réalise que je commence tout juste à maîtriser cet aspect essentiel. Je sais ce qu’il faut faire, mais il n’est pas toujours aisé de placer ces morceaux d’histoire dans son récit.

Le pouvoir au peuple

L’aspect parfois négligé dans un roman d’heroic fantasy est l’importance du peuple. L’auteur a trop souvent tendance à se focaliser sur ses héros, car ils sont au centre de l’intrigue. De plus, il souhaite développer au maximum leur psychologie et leur environnement. Et c’est justement l’erreur à ne pas commettre.
Le peuple, c’est-à-dire tous ces figurants dont on ne parle pas assez, peut apporter une vision extérieure qui servira justement vos héros. Chacun d’entre nous a une vision différente du monde. Dans un roman, c’est pareil !

Commencer une scène avec le peuple

Un exemple vaut parfois mieux qu’une explication!

Imaginez que votre héros doit se rendre dans une taverne pour glaner quelques renseignements à l’aubergiste. Cette scène est très courante dans l’heroic fantasy. Plutôt que de choisir le point de vue de votre personnage, de décrire ce qu’il voit lorsqu’il entre, de son ressenti, optez pour une vision extérieure.
taverne aubergeCommencez votre scène avec un ou deux personnages dans la taverne. Ils parlent de la guerre, de la montée en puissance d’une secte, du retour de la pluie, tout ce qui peut apporter des précisions sur votre univers. Ils voient alors entrer un homme dans la taverne. Vous pouvez soudainement décrire leur propre appréciation de votre héros. Ils l’observent, l’écoutent même. Votre principal protagoniste en ressortira grandi, car le lecteur aura brusquement une vision plus lointaine et donc imposante du héros.
Cette technique peut s’adapter dans n’importe quelle scène.

Comprendre le monde

L’autre aspect intéressant lorsqu’on insère une histoire dans l’histoire, c’est qu’on va pouvoir décrire plus amplement le monde médiéval fantastique dans lequel évoluent vos personnages. Ils n’ont pas connaissance de tout et se désintéressent certainement de certains sujets. C’est là que le peuple intervient. C’est lui qui va glisser habilement sa petite histoire sans que le lecteur soit choqué. Et l’ensemble doit être fluide.
Un marchand de fruit peut parler des taxes qui ne cessent d’augmenter et du peuple qui gronde, un forgeron indiquera que tout le monde veut se munir d’une épée et qu’il croule sous les commandes du palais, une fille de joie pestera sur les soldats qui prennent des libertés avec elles.

En somme, placer de courtes histoires dans sa trame principale permet d’apporter des renseignements au lecteur, mais également de faire réagir vos personnages et donc de développer plus encore leur psychologie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s