Ecrire un roman de fantasy 21: l’importance de la végétation

Véritable entité, la végétation tient une place prépondérante dans la fantasy.

Un roman d’heroic fantasy se doit d’avoir son lot de poncifs. Certains critiques se complaisent à pointer du doigt, non sans mépris, ces codes « déjà vus ». Encore une preuve que la critique est facile et l’art difficile! Mais il s’agit surtout d’une ignorance mue par l’ego qui pousse ces donneurs de leçons à oublier que l’humanité toute entière, depuis l’Antiquité, est fondée sur certains codes. La végétation dans la fantasy fait partie de ceux-là!

Le médiéval fantastique

écrire un roman de fantasy 21Si les romans d’heroic fantasy sont parsemées de forêts, de sous-bois, de prés florissants et d’autres plantes en tout genre, ce n’est pas un hasard. Tout roman prend sa source dans l’histoire du monde. A l’époque médiévale, la végétation occupait la majeure partie du territoire, notamment en Europe (l’heroic fantasy est d’ailleurs exclusivement inspirée par l’histoire de notre continent). Ce n’est qu’avec les guerres royales de Louis XIV que la véritable déforestation débuta (pour construire sa flotte).
La fantasy est dont indéniablement liée à la végétation.

Un roman haut en couleur

Le lecteur, et particulièrement celui de fantasy, souhaite visualiser. Un style graphique est donc nécessaire à tout auteur souhaitant écrire ce genre littéraire. Et comme tout le reste, ça se travaille. Personne ne naît auteur!
Comme je l’explique dans mon article sur l’importance de couleurs, un récit se doit d’être coloré, rayonnant. La végétation offre un panel de nuances que l’homme est aujourd’hui incapable de reproduire dans son intégralité (Le biomimétisme nous dépasse encore, mais certains grands esprits commencent enfin à se pencher sur cette bibliothèque naturelle).
La flore est un élément-clé qui va vous permettre de décrire une scène en la rendant pesante, haletante ou, inversement, reposante.

Voici quelques exemples:
« Les fins rayons argentés perçaient la canopée et baignaient de cristal le cours d’eau qui serpentait dans le sous-bois. », « Les reflets d’émeraude d’une jeune pousse de chataignier« , « La teinte ambrée des champs de blés que le vent balayait telle une mer d’or.« , « Les ombres des chênes centenaires plongeaient la forêt dans l’obscurité« .

Un refuge pour les parias

L’époque médiévale permettait aux exilés ou à tout ceux que la société rejetait de se réfugier dans les forêts. Cet aspect est très intéressant, car il nous est actuellement impossible de faire de même. Les lois interdisent l’isolement et il n’existe aucune terre d’asile pour ceux qui ne se reconnaîtraient plus dans l’Etat civique.
De nombreux auteurs, dont David Gemmel, utilisent les forêts pour y cacher voleurs et autres personnages différents du commun des mortels. C’est toujours très efficace!

Dans mon Astuces d’auteur « se déplacer sur le terrain« , je vous explique l’importance, pour l’auteur, de ne pas rester cloîtré dans sa bulle d’écrivain. Si vous optez donc pour de longues ballades dans la nature, essayez d’imaginer vos héros dans ces lieux encore relativement préservés de la main de l’homme. Vous verrez que les possibilités sont infinies.

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