Ecrire un roman de science-fiction 17: un bestiaire fantastique sans limite

La science-fiction représente l’inconnu. Et dans ces univers fantastique, le bestiaire est très logiquement sans limite.

A l’instar du film Avatar de James Cameron, un roman de science-fiction, et plus particulièrement un space opera, vous donnera la possibilité de mettre en scène de fabuleuses créatures tout droit sorties de votre imaginaire. Abattez toutes les barrières, s’il en restait quelques-unes, et lâchez-vous!

Pourquoi un bestiaire fantastique?

Comme tout roman issu de la littérature de l’imaginaire, la science-fiction doit faire rêver. Mais plus encore que la fantasy, elle doit amener le lecteur à entrevoir des possibilités inconcevables, à accepter qu’il peut exister autre chose. Le travail de l’auteur se révèle donc essentiel sur cet aspect, car l’évasion doit être totale. On doit ressentir l’éloignement, l’étonnement, la surprise.

Varier les formes

L’ego propre à l’humanité a tendance à contraindre les auteurs à systématiquement créer un bestiaire plus ou moins humanoïde. Un corps, une tête, des bras, des jambes et voilà! Le Big Bang et tout ce qui s’en suit a visiblement suivi la même trace que nous.
Certains romans ont opté pour un aspect tentaculaire, aspect assez efficace, mais rien ne vous empêche d’oser des silhouettes plus extraordinaires encore. Le seul problème réside dans la description de l’animal et la compréhension du lecteur. Sans iconographie, il peut s’avérer difficile de visualiser. C’est également une des raisons de l’aspect humanoïde de ces créatures.

L’exemple de J.K.Rowling

les animaux fantastiquesJe sais! Il ne s’agit pas de SF, mais de fantastique. Cependant, la romancière britannique nous a donné une des plus grandes leçons d’imaginaire de ces deux dernières décennies. Rares sont les auteurs de SFFF qui parviennent à renouveler le genre et je trouve qu’elle l’a fait à merveille. Le merveilleux justement! J.K.Rowling apporte un vent de fraîcheur dans l’imaginaire et c’est en grande partie grâce à son bestiaire extrêmement riche qu’elle réussit ce pari. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elle y a finalement consacré un film avec Les animaux fantastiques.
Personnellement, je trouve cela très inspirant!

No limit!

La science-fiction est par définition un genre sans limite, car l’avenir nous est inconnu et les incertitudes sur nos réelles origines ne cessent de mettre à bas toutes les théories scientifiques.
L’opportunité est donc donnée aux auteurs de SF de s’affranchir de tous les codes possibles pour créer un bestiaire exceptionnel et réellement original. Attention toutefois à ne pas forcer cette originalité! N’allez pas faire n’importe quoi sous prétexte de surprendre. Vous tomberiez alors très rapidement dans le grotesque et l’ambiance SF virerait au burlesque.

Pour créer un bon bestiaire fantastique, lâchez-vous, mais restez cohérents.

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