Comment décrire les forêts dans un roman?

Que ce soit dans un roman d’heroic fantasy ou dans un roman réaliste contemporain, il n’est pas rare que les personnages traversent une forêt. Les sous-bois imprègnent le récit de mystère si l’on maîtrise correctement le domaine.

Je pense que tout le monde a déjà mis les pieds dans une forêt, je vous passerai donc les explications de base pour me concentrer directement sue le sujet.

Composition d’une forêt

Tout d’abord, vous devez savoir qu’une forêt est divisée en trois parties: le sol, le sous-bois et la canopée.

Le sol est intéressant dans un roman, car il peut ralentir la progression d’un personnage ou dévoiler la présence d’un autre. Sa composition varie selon le climat, mais il est généralement assez souple.
Le sous-bois représente les troncs des arbres. C’est lui qui permet de se dissimuler.
La canopée, c’est la partie haute, la cime feuillues des arbres. En somme, c’est le ciel de la forêt, celui qui permet de jouer avec la luminosité pour insérer une atmosphère pesante ou au contraire chaleureuse.

La description de la forêt

FORET SOMBRELa description de la forêt a justement pour objectif de poser l’ambiance. Les sons doivent être présents dans un tel passage. Ils sont essentiels, car un sous-bois n’est jamais silencieux. Je vous invite d’ailleurs à lire mon article Comment insérer la musique dans un roman. 

Pour correctement décrire une forêt, l’idéal est de vous y rendre et de prêter attention aux détails. Le métier d’auteur passe par de nombreuses phases d’observations et étudier les livres ne suffit pas. Il faut parfois se rendre sur le terrain pour mieux appréhender l’atmosphère environnante.

Ensuite, il faut un minimum de vocabulaire adapté.

Lexique des termes forestiers

Je l’ai depuis des années et ne sais plus exactement où j’avais glané ces informations, je ne peux donc malheureusement pas citer sa source.

Accrues : Végétation forestière colonisant naturellement des surfaces ouvertes abandonnées (friches, landes, …). Il s’agit généralement d’essences pionnières de lumière. Ce phénomène a été très important en Limousin.

Aubier : Couche périphérique vivante du bois dont les vaisseaux ne sont pas obstrués et dont le bois est souvent moins coloré et moins durable que le bois de cœur.

Bosquet : Territoire boisé occupant une surface supérieure ou égale à 5 ares et inférieure à 50 ares.

Bractée : Petite feuille ou écaille située à la base d’une fleur ou d’une inflorescence (ex. le douglas)

Brogne : Protubérance sur l’écorce d’un arbre due à un amas de bourgeons et de gourmands (arbre brogneux), généralement anciens, de telle sorte que leur présence altère la qualité du bois.

Cerne : Sur la découpe transversale d’un arbre, anneau de bois résultant de la croissance annuelle de l’arbre.

Chablis : Arbre, ou par extension ensemble d’arbres, renversé, déraciné ou cassé le plus souvent à la suite d’un accident climatique (vent, neige, givre, …) mais également à cause d’une instabilité naturelle, d’une mauvaise exploitation, sans intervention de l’homme.

Cime : Sommet d’un arbre.

Cœur (bois de …) : Couches internes du bois qui ne contiennent plus de cellules vivantes et qui présentent en général une bonne qualité technologique. Egalement appelé duramen.

Collet : Base du tronc correspondant à la jonction tige – racine, parfois marquée d’un léger renflement.

Codominant : Se dit d’un arbre situé légèrement en dessous des arbres dominants voisins.

Composée : Se  dit pour une feuille divisée en plusieurs autres de même nature, généralement des folioles (ex. frêne).

Conifères : Ensemble regroupant un très grand nombre d’espèces d’arbres fructifiant par des cônes, dont les feuilles ont le plus souvent la forme d’aiguilles ou d’écailles. La plupart d’entre eux ont des bois riches en résine, et sont commercialement connus sous le nom de résineux.

Dominé : Arbre situé en dessous des arbres dominants et codominants.

Duramen : Bois de cœur (non vivant) différencié, à coloration plus foncée que celle de l’aubier.

Ecorce : Ensemble des tissus extérieurs de l’arbre. Certains sont morts et se détachent par plaques, d’autres sont vivants et leur élimination peut être préjudiciable à l’arbre.

Essence : Désigne l’ensemble des arbres appartenant à une même espèce botanique.

–  Essence dominante : celle qui est nettement la plus abondante dans le peuplement ;

–  Essence objectif : Essence principale d’un peuplement forestier, bien adaptée aux conditions de sol et de climat et permettant de remplir les objectifs de production fixés. Les interventions sylvicoles seront réalisées en priorité à son profit ;

–  Essence secondaire : essence associée à l’essence principale jouant un rôle essentiellement cultural sans exclure l’objectif de production ;

–  Essence d’ombre : essence forestière tolérant l’ombre pendant ses premières années ;

– Essence de lumière : essence forestière ne supportant pas ou mal l’ombre dans le jeune âge.

Faine : Graine du hêtre.

Feuillu : Arbre à feuilles larges et molles et qui n’est pas un conifère. Il peut avoir une ou plusieurs tiges.

Feuillu précieux : ensemble des essences feuillues produisant un bois noble, notamment les alisiers, le chêne rouge, les érables, le frêne, le merisier, les noyers.

Fût : Partie du tronc dépourvue de branche, située entre la souche et le houppier.

Futaie : Peuplement forestier composé d’arbres issus de semis ou de plants. Par définition elle est opposée au taillis. On distingue les futaies régulières, juxtaposition de futaies équiennes plus ou moins denses, les futaies irrégulières ou jardinées, ainsi que les futaies sur souche : par extension, vieux taillis aux brins éclaircis. Voir aussi le mot structure.

Houppier : Ensemble des ramifications d’un arbre et de la partie supérieure d’un tronc, non comprise dans le fût.

Humus : Ensemble des produits d’altération de la matière organique du sol et constituant la couche superficielle du sol.

Lenticelle : Petite saillie se trouvant sur l’écorce jeune des plantes ligneuses, devenant claire sur les rameaux plus âgés (ex. châtaignier)

Limbe : Partie plate et élargie de la feuille

Lisière (effet de …) : Phénomène s’observant sur les arbres en bordure de chemin ou de forêt et résultant de l’asymétrie des conditions d’éclairement et d’alimentation en eau ou nutritifs. Il se traduit souvent par le développement de branches latérales et/ou de gourmands.

Lobe : Division large et plus ou moins arrondie n’atteignant pas la moitié d’un pétale ou du limbe d’une feuille.

Loupe : Arbre très vigoureux, généralement encombrant ou dominant, de forme médiocre, portant une cime large et encombrante et qui peut porter préjudice à ses voisins de plus grande valeur.

Massif forestier : Surface boisée, généralement d’une certaine étendue correspondant à une certaine unité géographique.

Nœud :

– Anomalie locale de structure du bois due à la trace d’une branche englobée dans le tronc. Facteur de dépréciation importante lors de la commercialisation.

– Trace d’une branche sur la tige.

– Nœud noir : correspond à une branche morte. Se désolidarise du reste du bois lors du sciage, provoquant un trou.

Résineux : Nom générique désignant les arbres producteurs de résine. Nom donné par extension aux conifères.

Trouée : Petite surface dépourvue d’arbres.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s