Comment écrire les histoires secondaires d’un roman?

Un roman, c’est l’histoire d’un ou de plusieurs personnages principaux. Cependant, pour enrichir le récit, il est intéressant d’insérer des histoires secondaires qui viendront étoffer votre scénario.

Ce procédé a plusieurs raisons d’être. Il ne faut surtout pas croire qu’il s’agit d’une rallonge de texte dans le but d’épaissir le roman ou d’une banale technique de distraction. Placer des histoires dans l’histoire comporte un véritable objectif scénaristique.

Étoffer et préciser le contexte

Que vous écriviez un roman fantastique ou réaliste, il est primordial que le lecteur comprenne dans quel monde évoluent les personnages. Il a besoin de visualiser l’univers qui enveloppe les héros. Et c’est là que les histoires courtes interviennent. Basées sur une simple rencontre, elles vont entraîner les personnages dans une interaction limitée dans le temps qui permettra de préciser certains aspects parfois flous de votre scénario.

Un crémier de ville qui a un problème avec son propriétaire, un forgeron malmené par des soldats, une villageoise battue par son mari, tous ces récits transitoires permettront de clarifier certains points, de souligner des situations sensibles. Cela va donc enrichir l’atmosphère et la rendre plus authentique.

Dépeindre vos personnages

L’autre objectif de ce procédé est de mettre en avant vos personnages. Les auteurs (et je le fais également) ont trop souvent tendance à expliquer pourquoi leurs héros sont formidables ou que les antagonistes sont vils. La mise en scène va permettre de remplacer cette description parfois pompeuse par la suggestion. Une bonne action vaut mieux qu’un long discours. C’est une technique héritée du cinéma que m’avait exposé l’écrivain Fred Godefroy il y a des années.

écrire des histoiresLa réaction de vos personnages dans une situation précise et concrète donnera le ton sur sa personnalité. Sera-t-il dans l’action immédiate, dans la réflexion, dans l’empathie, dans l’indifférence?

Ce sera également l’occasion pour vous d’insinuer le doute dans l’esprit de vos lecteurs. Lorsqu’un bon gros méchant commet soudainement une minuscule action désintéressée et positive, cela allume les flammes de l’espoir et laisse entrevoir d’autres perspectives. De même, un héros sans reproche qui refuserait l’appel à l’aide serait brusquement en demi-teinte. Sans être mauvais, il n’est pas parfait !

Cette technique est assez difficile à exploiter, car elle demande une bonne préparation ou une immersion totale de l’auteur dans son récit. Il faut pouvoir placer instinctivement ces passages sans pour autant s’éloigner de son scénario au risque de perdre le lecteur. C’est donc un exercice très difficile que seuls quelques auteurs réussissent avec brio selon moi.

Parmi eux, je citerai David Gemmel qui parvient à attirer notre attention sur la vie d’un simple marchand de chevaux dans la vaste histoire d’un royaume en péril. Feist et Tolkien sont également d’excellents narrateurs du genre.

A vous d’essayer maintenant !

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