Choisir le narrateur pour un roman

La narration est ce qui différencie un bon récit d’un mauvais. Il convient donc de bien choisir si le narrateur sera un simple conteur ou le centre de l’histoire.

Si l’histoire et les personnages sont très importants, la narration est ce qui fera de votre livre un véritable page-turner. On a tous dans notre entourage une personne qui captive l’attention avec une histoire banale. Tout ce qu’il dit passionne. Une bonne narration incitera les lecteurs à s’intéresser à votre histoire. Mais encore faut-il faire les bons choix!

Un narrateur à la première personne

Il n’y a pas de règle définie selon le genre romanesque. Qu’il s’agisse d’un récit contemporain, de science-fiction ou d’heroic fantasy, la narration est un choix de l’auteur.

En vase clos

Dans le cas d’un narrateur à la première personne, il y a une chose essentielle que tout romancier doit comprendre: le lecteur ne quittera jamais votre héros. Ce type de narrateur peut raconter uniquement ce qu’il vit. Tout votre roman sera donc centré sur ce personnage. Ses émotions, ses appréciations, ses jugements, ses peurs, ses joies…seront la clé du récit. Il vous faudra donc développer une psychologie très détaillée de votre héros. C’est primordial.
Sur mes douze romans écrits à ce jour, je n’en ai écrit qu’un seul à la première personne. Il s’agit d’un dystopie où le personnage principal est une adolescente. A l’instar des Hunger Games et Divergente, ce type de narration se prête parfaitement au genre.

Une plume liée à la psychologie du personnage

En outre, si vous décidez de faire de votre héros le narrateur, vous devrez également adapter votre plume. La langage d’un érudit est différent de celui d’une adolescente, d’un vieux guerrier ou d’un geek. L’exercice est donc assez difficile, car vous devrez vous adapter et il faut pour cela avoir un bel éventail littéraire. Si votre héros s’émerveille facilement, vous pourrez placer de belles descriptions. Dans le cas contraire, vous devrez vous limiter au strict nécessaire.

Un narrateur qui vous ressemble

Le plus simple est de créer un personnage qui vous ressemble. Ainsi, vous pourrez écrire plus librement. Votre plume sera plus authentique. Lorsque j’ai écrit mon roman de dystopie, j’ai été contraint de faire des recherches sur le net pour comprendre la psychologie d’une adolescente, ses attentes, ses angoisses, ses désirs. Ce travail était enrichissant, mais je devais souvent freiner ma plume et vérifier mon travail pour m’assurer que ma propre personne ne prenait pas le pas sur ce personnage féminin. Songez donc que si vous choisissez un héros très différent de vous, la charge de travail en sera accentuée.

Un narrateur à la troisième personne

Ce choix, le plus courant dans les sagas fantastiques, est le plus simple selon moi.

Un style totalement libre

Lorsque le narrateur domine l’histoire, qu’il l’observe de toute sa hauteur, il est totalement libre de choisir sa plume. En fait, l’auteur n’a aucune restriction. Il peut écrire librement, sans artifice et sans contrainte.
Un seul cas limitera le romancier: le narrateur est un personnage de l’histoire. Il peut s’agir d’un tiers qui raconte ce qu’il a vu ou entendu. Il faudra alors choisir la plume liée à ce protagoniste.

Un choix descriptif

Le narrateur à la troisième personne est celui qui voit tout. On ne se limite pas à la vision du principal protagoniste, mais à celle de l’intégralité du monde. Il est possible de décrire une montagne, une ville, un site bien précis sans que les personnages s’y rendent. C’est réellement l’aspect intéressant de ce type de narration.

Plusieurs psychologies de personnages

Une narration à la première personne impose de maîtriser la suggestion pour que les lecteurs puissent suivre l’évolution de la psychologie des héros comme je l’expliquais récemment dans mon article sur l’arc des personnages. Avec un narrateur à la troisième personne, on vit dans la tête de chaque protagoniste ce qui permet de mieux développer leurs personnalités. Attention toutefois à ne pas abuser des descriptions émotionnelles! Les lecteurs n’aiment pas qu’on leur explique tout sans arrêt.

Vous l’aurez compris, une narration à la troisième personne est plus aisée et plus descriptive. Cependant, un choix de narrateur à la première personne offre une immersion plus intime et plus authentique. A vous de faire votre choix!

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