Usez des stéréotypes dans un roman!

Qu’y a-t-il de plus rassurant qu’un stéréotype? Ils existent dans votre entourage et sont rassurants d’immuabilité. Ils sont toujours là où on les attend, dans la magnificence comme dans la médiocrité. Et bien pour vos personnages, c’est pareil!

N’ayez pas peur des clichés

Trop d’auteurs recherchent l’originalité pour essayer de sortir du lot, d’être remarqué par un éditeur ou pour entendre la fameuse phrase: mais où vas-tu chercher tout ça?

Mouais…je vais vous faire gagner du temps: lisez le guide du scénariste de Christopher Vogler et vous comprendrez que tous les grands succès sont gavés d’archétypes hérités de la mythologie. Et c’est d’ailleurs ce qu’attendent les lecteurs. Car la surprise ne viendra pas de l’originalité de vos personnages, mais de la mise en scène de ces mêmes protagonistes.

Affranchissez-vous du qu’en dira-t-on qui voudrait qu’un proche, un blogueur ou un lecteur vous disent: « il me fait penser à Frodon » ou « on dirait l’héroïne d’Hunger Games ». Frodon, Harry Potter, Luc Skywalker, ce sont tous les mêmes orphelins liés à leur tonton qui ont des heures de psy en retard.

La société comme modèle

Le monde dans lequel nous vivons est rempli de stéréotypes. De la mère au foyer effacée au jeune cadre prêt à tout en passant par le quinquagénaire soumis et le révolté syndicaliste, nous pourrions tous nous reconnaître dans une multitude de personnes. C’est le principe de la communauté qui nous façonne tous. Et vu que les hommes détestent le changement (en apparence seulement…), les lecteurs aiment retrouver des stéréotypes auxquels se raccrocher dans les romans.

Le vieux magicien, le flic bourru avec qui personne ne veut bosser, la méchante femme d’affaire, le mania du pétrole, l’étrange consultant de police…on adore retrouver ces clichés. Il peut même s’agir de personnages secondaires ou de simple figurants. Cette technique est très utilisée dans le cinéma pour poser une atmosphère bien précise. Un simple marchand présent sur une demi-page peut insuffler une âme à votre récit.

Où est donc la surprise?

C’est là tout le travail de l’auteur. Il est très facile de créer des stéréotypes. Tout le monde peut le faire. Jack Sparow représente un parfait cliché de la piraterie: vêtements bariolés, tatouages, lâche, mais bon combattant. Pourtant, il est extrêmement attachant. Le réalisateur et le scénariste en ont fait un homme légèrement déconnecté et pourtant bien conscient de son univers. Une démarche chaloupée et un humour bien placé ont transformé le stéréotype en personnage atypique.
Le héros cliché doit conserver les codes tout en ayant ce petit truc en plus qui le rend particulier.

Pour surprendre vos lecteurs, vous devrez inciter vos personnages à prendre parfois un tournant dans leur aventure. Un lâche réalisera une action courageuse, un héros incorruptible tuera de sang-froid un méchant en bafouant toutes ses convictions. Car si les hommes aiment les stéréotypes et leur lot de principes, ils raffolent également de voir s’écrouler leur monde pour se muter soudainement.

Un stéréotype est donc toujours là où on l’attend…sauf la fois où…

Attention toutefois à ne pas faire n’importe quoi. On ne fait pas d’un âne un cheval de course.
Songez à la cohérence dans les retournements de situation!

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