Ne vendez pas votre âme au diable pour être édité!

Aujourd’hui, trop nombreux sont les jeunes auteurs prêts à tout pour être édités. Et les romanciers déjà publiés les imitent pour obtenir les grâces des grandes maisons d’édition.

Il est normal de songer à l’édition lorsqu’on écrit un livre. Mais il ne faut pas pourtant se pervertir en choisissant le courant littéraire porteur du moment pour espérer obtenir ses lettres de noblesse.

Les courants littéraires porteurs

Tous les 5 ans environ, un nouveau courant littéraire voit le jour. Il ne s’agit pas d’une volonté de création artistique, mais d’un marketing bien réfléchi par les plus grandes maisons d’édition dans l’objectif de vendre encore plus. Il n’est d’ailleurs pas rare que ces courants soient des adaptations des best-sellers du passé.
Lorsque Pocket Jeunesse a acheté les droits d’Hunger games, l’éditrice a avoué n’avoir aucune idée de ce qu’était la dystopie. Peut-être n’avait-elle pas lu 1984 de Georges Orwell paru en 1949?
C’en ai suivi un nombre incalculable de romans du genre, la plupart sans saveur, car les auteurs n’y croyaient pas réellement. Seule comptait la publication de l’ouvrage et la taille de l’étal dans les vitrines des librairies!

La plupart de ces courants touchent un lectorat assez jeune. Bit-lit, chick-lit, dystopie, on change le nom, on modifie un peu le thème, mais le fond reste le même.

Se mentir à soi-même

Parfois, lire ces ouvrages ou visionner les films du genre donnent l’impression qu’on raffole du thème et qu’on veut ardemment écrire un tel roman. C’est l’influence du tapage médiatique. On dicte aux lecteurs ce qu’ils doivent aimer et aux auteurs ce qu’ils doivent écrire.
Mais il faut se poser les bonnes questions! Ai-je réellement envie d’écrire ça? Est-ce que ça me touche vraiment? Est-ce que ça me concerne? Et ai-je envie d’être un simple mouton?

Car écrire un roman de 400 pages ne se fait pas uniquement avec de la bonne volonté. C’est un travail de longue haleine, un défi sur la longueur avec son lot d’embûches. Il faut donc une motivation quotidienne pour achever son oeuvre.

Ecrire dans l’unique but d’être publier

C’est à ce moment-là qu’on vend son âme au diable! Et c’est justement le mal qui touche notre monde comme l’explique cet article sur l’argent qui assassine l’art.

L’art est ce qui caractérise l’humanité, un héritage que nous transmettons aux générations futures. Si les artistes commencent à se pervertir de la sorte, alors nous ne serons bientôt plus que de simples enveloppes charnelles en quête d’une reconnaissance éphémère. Et l’histoire mentionnera notre époque comme celle qui a vu mourir les artistes.

J’ai moi-même failli succomber à la tentation en me lançant dans l’écriture d’une dystopie. Bien que j’affectionne particulièrement la psychologie des personnages dans ce genre, il me manquait quelque chose d’authentique, de sombre, de violent pour réellement m’impliquer. Et lorsque j’ai réalisé ce que je faisais, j’ai eu si honte, que j’ai du arrêté d’écrire pendant plusieurs mois. Seules de nombreuses lectures m’ont permis de redevenir un auteur.

L’écriture d’un roman demande un engagement total. Il est donc essentiel de ne pas le faire pour plaire. Un auteur ne doit pas vendre son âme au diable, il doit l’offrir à ses lecteurs. 

Soyez donc sincère et ne vous laissez pas séduire par ce démon oligarque!

 

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