20 techniques pour maîtriser vos dialogues de roman

Les dialogues sont au cœur de la narration et ce sont eux qui rythment le récit.
Lorsqu’on écrit dans un style graphique, c’est à dire en s’inspirant généralement des techniques du cinéma, il est primordial de bien maîtriser les échanges entre vos personnages.

Voici 20 techniques pour maîtriser vos dialogues de roman.

  1. La justesse
  2. L’essentiel
  3. Les répétitions
  4. L’empathie
  5. Oubliez les règles!
  6. On coupe!
  7. Suspens
  8. Pas de rhétorique!
  9. Silence
  10. Courts
  11. Longs
  12. Les incises
  13. On coupe encore
  14. On avance
  15. Du sens
  16. Qui ça?
  17. Sans les incises
  18. L’environnement
  19. Les limites
  20. La chute

C’est parti!

1. La justesse

C’est la base de tout! Rien ne doit se faire sans justesse. Un dialogue représente un personnage.
Une femme au foyer du 16ème à Paris emploiera un ton soutenu. Un voyou sera plus vulgaire. C’est peut-être cliché, mais ce sont des repères. Si vous souhaitez les modifier, il faut justifier ce choix. Il doit être cohérent avec l’histoire.

2. L’essentiel

Ne tournez pas autour du pot trop longtemps. S’il est important de travailler ses effets, il ne faut pas non plus lasser le lecteur.

3. Les répétitions

Comme dans le récit, il peut être intéressant de répéter un morceau de phrase ou un mot pour accentuer le dialogue. On marque ainsi l’importance de l’annonce.

4. L’empathie

Mettez-vous à la place de vos personnages. Même s’ils sont différents de vous, ils sont vos créations et vous devez pouvoir deviner leur réaction dans un échange. Il faut comprendre leurs motivations.

5. Oubliez les règles

Lorsqu’on parle, les règles de français n’existent pas forcément. Il n’est donc pas obligatoire de les suivre à la lettre. Un dialogue n’obéit pas obligatoirement au « sujet/verbe/complément ».

6. On coupe!

Un dialogue n’est pas forcément un monologue. Il est important de couper vos échanges pour les ponctuer de descriptions sommaires. Ainsi, le lecteur n’oublie pas la scène. Vos personnages peuvent faire quelque chose pendant le dialogue: manger, courir, travailler…
Un dialogue ne rend pas obligatoirement les protagonistes passifs.

7. Suspens

Gérer le suspens! Ne dévoiler pas tout d’un coup même si vous avez hâte de donner une information précise au lecteur.

8. Pas de rhétorique!

Une question qui n’attend pas de réponse n’a aucun intérêt. Un peu comme l’éternel « ça va? » qu’on demande à une personne lorsqu’on la voit. On s’en moque un peu. C’est plus un bonjour qu’autre chose.

9. Silence

Gérer vos silences. C’est assez délicat à maîtriser, mais il s’agit d’un effet toujours percutant. C’est un peu comme en musique. Un silence en dit long…

10. Courts

Les dialogues courts doivent être percutants et très clairs. Ils peuvent caractériser la psychologie d’un personnage.

11. Longs

On aime aussi les dialogues qui s’étirent un peu s’ils sont intéressants. Cet aspect rend la scène assez graphique, car elle se rapproche du cinéma.

12. Les incises

Le « dit-il » qui ponctue les dialogues est insupportable. Variez les expressions en vous aidant de l’aide Remplacer le verbe dire qui se trouve dans ma page d’aides à l’écriture.

13. On coupe encore

Lorsqu’un personnage en coupe un autre, c’est toujours intéressant et ça fait brusquement évoluer l’échange. C’est percutant!

14. On avance

La dialogue peut (ou doit) servir à faire avancer l’histoire. Une révélation, même mineure, peut renverser un récit et inciter les personnages à choisir une autre voie.

15. Du sens

Il n’y a rien de plus insupportable qu’une personne qui parle pour ne rien dire. Dans un roman, c’est pareil!

16. Qui ça?

Si l’échange dure, il est primordial que le lecteur ne perde pas le fil. Rappelez de temps en temps qui parle.

17. Sans les incises

Trop d’incises tuent l’incise. On doit pouvoir identifier (lorsque vous le décidez) vos personnages à leur manière de s’exprimer.

18. L’environnement

L’environnement dans lequel évoluent vos personnages ne doit pas être oublié. S’ils parlent dans un manège à sensation, dans la rue, dans un bar, dans une file d’attente, dans un isoloir…ça influence le tout.

19. Les limites

Les dialogues ont leur limite. Ne traînez pas sur trois pages ou le lecteur s’y perdra.

20. La chute

Tout comme chaque scène d’un récit, un dialogue se déroule en trois actes: un début, un milieu et une fin. L’échange doit s’achever sur une décision.

A vous maintenant!

 

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