Comment trouver un bon éditeur pour publier son roman?

Tous les auteurs sont en quête de l’éditeur qui leur offrira la renommée. Inutile de feindre l’humilité! Nous avons tous rêvé de voir notre roman dans les vitrines des grosses librairies.
Cependant, comme la gloire est réservée à une poignée d’écrivains, il convient de revoir ses objectifs (sans arrêter de rêver) et de songer à trouver tout simplement un bon éditeur. Car le monde littéraire pullule aujourd’hui d’opportunistes qui utilisent la naïveté de certains pour exploiter leur talent.

Je vais vous aider à y voir plus clair pour différencier le bon éditeur du mauvais.

Qu’est-ce qu’on bon éditeur?

Cette question ouvre finalement sur une réponse assez subjective puisque certains d’entre nous sont satisfaits avec des lentilles quand d’autres veulent du caviar, sans aucune condescendance pour les lentilles.
Je garderai donc pour définition qu’un bon éditeur aime son travail, adore la littérature et s’intéresse de près comme de loin à l’évolution de son métier.

Il n’est pas question uniquement de moyens, mais également de passion. Un bon éditeur souhaitera tout mettre en œuvre pour offrir un ouvrage abouti aux lecteurs. Il veillera personnellement à la bonne marche de chaque étape de la chaine du livre (couverture, correction,  impression, diffusion, distribution…).

Mais tout ceci ne hissera pas forcément votre roman au rang de best-seller. Il est de notoriété publique que le talent et la passion ne suffisent pas dans un univers artistique où le consumérisme et le profit sont lois.
C’est pourquoi je vais détailler avec vous les autres points à vérifier avant d’envoyer son manuscrit ou de signer un contrat d’édition.

L’édition numérique

Je souhaitais aborder ce cas particulier avant de continuer.
Un amoureux de la littérature ne se lancera jamais dans l’édition exclusivement numérique. S’il fait cela, c’est uniquement pour l’argent.
Je n’aborderai donc dans cet article que les « vrais » éditeurs, ceux qui proposent un livre papier ou papier et ebook aux lecteurs.

Car pour avoir la motivation nécessaire pour se battre dans l’univers hostile qu’est le monde de l’édition, il faut oser mettre ses cou….. sur la table en investissant financièrement, en se mettant en danger. On ne fait rien de cela en publiant du kindle sur Amazon.

L’envoi du manuscrit et l’attente d’une réponse

Votre roman est enfin achevé. Vous l’avez relu maintes fois, corrigé des dizaines et il est désormais prêt à être envoyé à un éditeur.
Je ne vais pas vous expliquer comment envoyer votre manuscrit. J’explique en détail toute l’étape dans mon dossier sur la publication d’un roman.

Il y a trois cas d’envoi de manuscrit qui peuvent attirer l’attention:

  • Le premier concerne les maisons d’édition reconnues qui souhaitent uniquement un envoi par mail. Si elles font cela, c’est par soucis écologique et pratique. Rien d’autre! ne vous posez donc pas trop de questions.
  • Le second concerne les maisons de toute taille qui refusent l’envoi de pdf et demandent uniquement un manuscrit papier. Cette démarche vise à éliminer tous les petits malins qui font perdre leur temps aux comités de lecture en envoyant leur roman en pdf à deux cents éditeurs sans vérifier leur ligne éditoriale. C’est un manque de respect qui en dit long sur ce qu’on pourra trouver dans le manuscrit. Lorsqu’on débourse 30€ pour l’envoi de son manuscrit, c’est qu’on y croit.
  • Le dernier concerne les petites structures qui acceptent l’un ou l’autre. Il est impossible de connaître la démarche de ces éditeurs qui manquent de visibilité. Ils essaient simplement de faciliter la taches des auteurs.

N’allez donc pas vous faire des nœuds au cerveau concernant le format d’envoi. la réponse est souvent plus simple qu’il n’y parait.

Vient ensuite le délai de réponse.

Si une chose est certaine, c’est qu’il faut fuir les éditeurs qui affichent en gros sur leur site web « ENVOYEZ-NOUS VOTRE MANUSCRIT » suivi de « réponse sous trois semaines » en plus petit.
Edilivre vous répond même sous deux semaines!!! Fuyez! Vous payerez votre couverture, la conversion en Kindle…tout ce qui normalement du ressort de l’éditeur.

Lorsqu’un livre arrive chez un éditeur, il est d’abord réceptionné et enregistré au secrétariat (si il y en a un). Il est ensuite envoyé à un lecteur qui le lit et rédige une fiche d’appréciation. Un comité de lecture se réunit et chacun met en avant les points forts de leur coup de cœur. Débat! Les autres membres lisent alors le ou les livres sélectionnés et une décision est prise!

Vous croyez sincèrement que ce travail peut être fait correctement en trois semaines?
Ce serait peut-être possible si l’éditeur recevait un manuscrit par quinzaine. Et encore! Mais c’est plutôt un à cinq par jour. Pour exemple Gallimard en reçoit vingt par jour. Et son comité de lecture est plutôt vaste.

Avec une réponse sous trois semaines, votre roman est parcouru en quelques heures pour vérifier qu’il n’est pas truffé de fautes. On s’assure qu’il est vendable, c’est à dire qu’il entre dans les courants littéraires du moment et on lui pond une couverture bien merdique avec un loup, une fille sexy dans la brume, un homme musclé au regard de braise…bref! Toutes les couvertures qui se ressemblent auxquelles plus personne ne fait attention.

Chez un véritable éditeur, il peut parfois se passer plus d’un an avant d’avoir une réponse pour un manuscrit. Cela n’a rien de choquant et ça prouve que le comité de lecture fait son travail consciencieusement.

Le diffuseur

Bon! Alors on rentre dans l’élément le plus important lorsqu’on souhaite vendre un livre.
S’il vous est arrivé de lire un livre médiocre et de vous demander pourquoi il se vend si bien, vous avez désormais votre réponse: l’éditeur a un bon diffuseur.

Prenez un auteur célèbre, changez le nom de son livre (et de l’auteur) et publiez-le chez un éditeur mal diffusé. Il en vendra cinq cents au mieux et tout s’arrêtera là. Même si le livre est très bon!

Le diffuseur, c’est le service commercial qui va convaincre le libraire de prendre votre livre et de le placer dans sa vitrine.
Les diffuseurs connus n’ont plus besoin de se battre pour ça. Ils s’occupent simplement de présenter la sélection de nouveautés que le libraire recevra à l’office. Un contrat les lie et un gros carton arrive chaque semaine avec les nouvelles parutions.

Un simple tour dans quelques librairies suffira d’ailleurs pour observer les éditeurs bien diffusés. Attention! Cela n’est en rien un gage de qualité de l’ouvrage.

Pour faire court, voici les quatre meilleurs diffuseurs de France. Ils sont tous des filiales des grandes maisons d’édition et si votre éditeur travaille avec eux, il y a de fortes chances qu’on retrouve facilement votre roman et donc qu’on l’achète.

  • Hachette Diffusion
  • Interforum
  • Volumen
  • Union

Attention! Il ne faut pas pour autant pointer du doigt les éditeurs mal diffusés. Certains d’entre eux aimeraient bien travailler avec ces diffuseurs, mais le contrat leur est refusé pour diverses raisons. D’autres n’ont tout simplement pas les moyens, même en investissant réellement. Ceci explique aussi pourquoi il est très difficile de lancer une maison d’édition de nos jours. Le système est verrouillé par les plus grandes maisons parisiennes.

La présence sur le web

Un éditeur qui refuse de s’adapter est un peu comme un agriculteur qui croit qu’il va pouvoir planter des choux toute sa vie. Et si les gens décidaient de manger du riz désormais?
OK! L’exemple est un peu bizarre, mais il me parle.

On dit que le monde de l’édition vit une crise. C’est vrai! Une crise d’immobilisme. Ils ont cru qu’ils pourraient continuer à vendre leurs livres avec des libraires qui touchaient trois à quatre fois plus que les auteurs sur un ouvrage. Et en plus ils touchent ça sur chaque livre vendu alors que l’auteur ne reçoit que ses propres dividendes. Bref!

La présence sur internet est devenue incontournable pour un éditeur. J’entends par là un site web responsive avec un catalogue des ouvrages et une ligne éditoriale clairement identifiable sur la page d’accueil.

C’est d’ailleurs un très bon moyen d’identifier le bon éditeur du mauvais.
J’ai plusieurs exemples qui me viennent en tête. Un lecteur du blog m’a d’ailleurs contacté récemment, car il venait d’obtenir une réponse positive pour son manuscrit. Il souhaitait mon avis.
Je suis allé sur le site web de l’éditeur et voici ce que j’ai trouvé:

  • une bannière « DÉPOSER VOTRE MANUSCRIT » qui prenait plus de place que le catalogue roman.
  • un mélange de genre et de style: autant dire aucune ligne éditoriale
  • des partenariats mis en avant avec les plateformes de vente comme Amazon, Kobo…comme n’importe quel auteur autoédité…poudre aux yeux!
  • ils détaillent tout ce qu’ils font (ISBN, BNF…), c’est à dire ce que fait n’importe quel éditeur. Je l’ai également fait lorsque j’ai débuté en autoédition. Allez! Un bon gros quart d’heure et c’est réglé.
  • des couvertures qui m’ont fait sourire, car je n’aime pas pleurer. On reste sur l’histoire du loup, de la jeune fille et du beau gosse aux yeux retouchés pour avoir l’air d’un vampire chargé d’érotisme.
  • tout un tas de justifications pour tenter de prouver que l’éditeur est fiable.

Bref! Comme vous vous en doutez, j’ai immédiatement inciter le futur romancier publié à passer son chemin – douche froide, désolé – et à continuer ses recherches.
Je comprends qu’on puisse se laisser séduire par un éditeur qui affirme que votre manuscrit est bon, mais soyez patient. Écrire un livre demande énormément de temps et d’investissement. C’est une part de soi qu’on jette à jamais sur le papier, presque un fragment de son âme (en moins Voldemort!). Céder ses droits à un simple arriviste qui souhaite gagner facilement de l’argent sur le dos des auteurs en vendant en masse serait une hérésie.

Le site web d’un éditeur peut donc en dire long sur son activité. Et même s’il est un peu dépassé ou vieillot, ce qui compte par-dessus tout est la ligne éditoriale affichée. c’est synonyme de passion.

Les salons

C’est un point à part, car il concerne uniquement les petites structures (ou les petites-moyennes). Les grandes maisons sont sur tous les gros salons avec leurs propres vendeurs ou une librairie dédiée.

En revanche, les petits éditeurs qui se battent pour conserver leur métier – et il est vital qu’ils persistent, car sans eux nous ne lirions bientôt tous que les Goncourt – se rendent eux-mêmes sur les salons, invitant leurs auteurs à venir dédicacer à leurs côtés. C’est une preuve de l’investissement personnel de ces chefs d’entreprise. Lorsqu’on passe un week-end entier derrière un stand pour vendre une trentaine de bouquins, c’est qu’on est un passionné. C’est en-dessous du SMIC horaire à ce niveau-là.

Je vous invite donc à repérer les éditeurs sur les salons. la plupart d’entre eux affichent les dates sur leur site web. Encore un détail à prendre en compte!

La rencontre

Même si le numérique dirige désormais le monde, il ne faut pas négliger le contact humain.
Personnellement, il ne me viendrait pas à l’idée de signer un contrat avec une maison sans rencontrer l’éditeur ou un(e) responsable.
S’il s’agit d’une toute petite structure, il n’y a aucune raison pour qu’elle se trouve à l’autre bout de la France. Il y a énormément d’éditeurs dans toutes les régions. Et s’il s’agit d’une grosse maison bien diffusée, je serai bien fou de ne pas faire le déplacement.

Quoi qu’il en soit, si l’éditeur ne souhaite pas vous rencontrer, c’est aussi un signe de sa personnalité et de la gestion de son entreprise. La littérature, c’est l’échange, l’interaction, le partage de savoir ou d’imaginaire, le papier froissé qu’on aime sentir ou caresser. Et tout commence par un regard, une poignée de main, l’envie de porter un projet à plusieurs.
Tout ceci nécessite une rencontre.

Lorsque les Éditions Ouest France m’ont commandé La trilogie La Légende de Kaelig Morvan, j’ai rencontré Hervé Chirault, l’éditeur chargé de la nouvelle collection, puis la responsable de la communication. Enfin, j’ai pu m’entretenir avec le directeur éditorial sur différents sujets liés au livre.

La rencontre est une étape essentielle.

Zéro frais pour l’auteur!

C’est le dernier point et je préfère me répéter: l’auteur ne doit jamais rien payer. Rien!

Si l’éditeur (ou prétendu) vous demande un supplément (via formule ou option) pour la correction de l’ouvrage, la confection de la couverture, le stock des livres, la conversion aux formats ebook ou tout autre participation, fuyez et allez le criez sur tous les forums littéraires. Ce ne sont pas des éditeurs, mais des prestataires de services.

N’oubliez pas que vous êtes l’auteur(e) et que parvenir à achever l’écriture d’un roman est déjà incroyable. C’est un « talent » que finalement peu de personnes possède. Et il faudrait en plus que vous ayez l’argent pour investir dans sa publication.

Chacun son métier!

L’écrivain(e) fournit le manuscrit
L’éditeur investit l’argent pour sa publication
L’imprimeur l’imprime
Le diffuseur communique sur l’ouvrage avec les libraires
Le distributeur achemine le livre jusqu’aux libraires et gère les flux financiers
L’éditeur prend sa part et donne la sienne à l’auteur(e)

Et alors que vous touchez le plus petit morceau du gâteau (rappelons que la moyenne est de 8% pour l’auteur et 30% pour le libraire), vous devriez en plus payez pour obtenir un ouvrage papier digne de ce nom! C’est une mauvaise blague? bref!

J’espère que cet article vous permettra d’y voir plus clair.
Gardez bien à l’esprit que le terme « bon » éditeur est subjectif. Tout dépendra de vos attentes: de grosses ventes, un rapport humain authentique ou une simple publication.

 

 

 

24 commentaires sur « Comment trouver un bon éditeur pour publier son roman? »

  1. De bons conseils mais cela concerne les livres qui se veulent littéraires, un minimum recherché. Si tu conseilles au moins de publier en partie en version papier, je dis que pour les livres précédents oui. Mais pour des histoires type Harlequin, le lecteur ne va pas forcément vouloir une version papier. Idem pour un livre de 50/100 pages selon le sujet.
    Je pense que cela dépend vraiment du type d’écrit qu’on voudrait vendre.

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  2. Bonjour,
    Déjà, il convient de vérifier les clauses du contrat. Mais je suppose que si tu me contactes, c’est qu’il n’y en a pas ou alors qu’elle ne vont pas t’aider.
    Pour pouvoir rompre un contrat et récupérer les droits sur son œuvre, il faut que l’éditeur n’ait pas rempli certains critères du contrat comme la publication en numérique, en papier, aux différents formats, la paiement des dividendes dans les délais…bref! Tout un tas de bases pour un éditeur.
    Dans le cas d’Edilivre, ça se complique. Ce ne sont pas des éditeurs classiques puisqu’ils font payer certains services et pas d’autres. Ils sont très proches du compte d’auteur voire du prestataire de service. Je pense qu’il doit être alors possible de demander de retirer de la vente ton livre, de récupérer la couverture que tu as payé ou tout autre frais engagés.
    L’idéal reste de s’arranger avec eux à l’amiable. Même si j’ai pu comprendre que ce n’est pas toujours chose aisée…
    Quoi qu’il en soit, si tu décides de leur poser un ultimatum, il faut faire ça dans les règles, c’est à dire en courrier recommandé, et être sûr de toi, car tu t’es également engagé avec ce contrat.

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  3. Bonjour, je voulais simplement vous dire que ce blog est formidable. On y trouve de nombreux bons conseils sur l’ecriture d’un roman et il m’à franchement beaucoup aidé car j’ai rencontre moi aussi les nombreux problemes que vous avez cité. Je voudrais aussi vous poser quelques questions. Est ce que les races sont obligatoires dans un roman d’heroic fantasy car personnellement je ne compte pas en mettre. Et j’ai oublié la deuxième question que je voulais vous poser. Quand elle me reviendra je vous le dirais. Merci beaucoup pour ce formidable blog.

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    1. Bonjour,
      Pour les races, c’est assez courant dans l’heroic fantasy d’en trouver plusieurs. Cependant, ce n’est en rien obligatoire. L’important est alors de pallier en créant des peuples différents. Un peu comme chez les hommes. La différence culturelle entre un islandais, un nigérian, un mexicain et un coréen est notable. Il faut s’inspirer de ce qui existe déjà dans notre monde pour en créer un de fantasy.

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  4. Je me suis souvenue de la deuxième question et je vais maintenant vous la poser: mon premier chapitre comporte déjà une vingtaine de pages et le temps que je le terminé il comportera au moins 25 ou 30 pages. Est ce que cela pose un problème?

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    1. 25 à 30 pages, c’est en effet très long pour un premier chapitre. L’idée est d’accrocher le lecteur immédiatement. Et pour rythmer le récit au départ, rien de tel qu’un chapitre relativement court. Je vous conseille donc d’essayer de réécrire le début en morcelant si possible votre premier chapitre. Peut-être y a-t-il moyen de créer une liaison entre ce début et la suite de votre chapitre?
      N’oubliez pas que le premier chapitre représente un peu « l’entrée des artistes ». Comme au théâtre! On a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression. Le ton doit être donné au plus vite.

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      1. Merci beaucoup pour vos réponses et conseils. Pour le premier cas en effet j’avais créé plusieurs peuples et ça m’arrange car je n’ai pas à créer d’autres races mais pour le chapitre ça va être un peu plus difficile car il s’y passe certaines choses mais je vais essayer de le couper. Je vous remercie votre blog est vraiment formidablé et il m’aide beaucoup. Merci.

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  5. Bonsoir, je suis au tome trois de la saga le Sort de Gaia et je voulais savoir si c’était possible de le commenter sur ton blog parce que je trouve le livre vraiment bon.

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      1. Eh bien j ai trouvé que ton roman (le Sort de Gaia) est vraiment tres bon (pour ce que j en ai lu puisque je suis au tome 3). Au debut j etais plutot sceptique et ne m attendais pas a un aussi bon roman, je m attendais soit une histoire avec des legendes celtes ou arthuriennes ou a quelque chose qui se rapprochait aux legendes grecques et romaines au moyen age (puisque Gaia est la divinite de la terre chez ces deux peuples) et finalement non. J aime beaucoup ton style d ecriture qui je trouve n est pas leger (je deteste les styles legers qui se rapprochent plus des livres jeunesses fantasy et qui je trouve sont souvent mal ecrits) meme si l histoire est classique pour un fantasy elle tres bien mise en place et l intrigue est tres bonne meme si j avoue que parfois je m y perdais un peu, comme par exemple pour la tablette de l architecte ou j ai eu l impression qu elle apparaissait un peu au millieu de nulle part sans qu on lui donne une reelle explication, mais soit, comme je le disais l histoire est bien mise en place meme si je trouve que tu aurais pu aller plus en profondeurs pour certains aspects mais vu que c est une tetralogie je pense que c etait fait expres de faire court. Il ya autre chose: je trouve les personnages vraiment mais alors la vraiment bien crees, ils sont bien faits avec une personnalite que j ai adore, en particulier celle de Fassero qui m a fait rire du debut a la fin et celle de Khal qui est tout a fait son opposee, d habitude pour son genre de personnages les auteurs ont tendance a les faire arrogants mais pas Khal il est vraiment bien cree, un grand bravo, (Fassero prend quand meme la premiere place dans mon coeur mais Khal ne tarde pas a le rejoindre). Par contre il y a un point ou j ai plutot ete decue, c est que, a part Ezaba, tu ne mets pas beaucoup de personnages feminins en avant (quand on est une adolescente de quatorze on aime bien voir au moins un personnage feminin en tant que heros), mais cela n a en rien change mon jugement quant au livre, qui comme je l ai dit reste tres bon et quand je l aurai fini je m attaquerai a ton autre roman : Pirates des Mers Celtes et peut etre a la Legende de Kaelig Morvan ( mais pour ce livre la je reste encore un peu hesitante a cause des recentes deceptions que j ai eu concernant les histoires basees sur les legendes arthuriennes, en particulier les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley, mais comme la serie televisee Merlin avait ete un reel coup de coeur, je ne perds pas trop espoir et peut etre je trouverai une aussi bonne histoire dans ton roman) voila c etait tout.
        Ps: desolee pour le pave et pour l heure tardive a laquelle je poste le commentaire meme si peut etre tu n en auras connaissance qie demain.

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  6. Ah oui encore une perite chose : a un moment tu parles d un bokken effile et tranchant comme une epee, je voulais savoir si c etait une particularite de ton monde parce que les bokkens ne sont pas censes etre des armes tranchantes, elle peuvent etre mortelles si le coup est bien porte ca oui mais leur utilite premiere est le sabre d entrainement au kendo (plus precisement le kendo nō kata) et en iaido. Apres j aime beaucoup cet aspect des arts martiaux japonais autres que ceux que l on connait deja comme le karate ou le tekwando. (Je fais moi meme du kendo et sais donc de quoi je parle) voila c etait juste pour savoir parce que tu ne donnes pas beaucoup d infos concernant cette arme en bois mais neanmoins tranchante. J espere juste que je n ai pas trop devoile une partie de l histoire a tes prochains lecteurs qyi visitent le site.

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    1. Eh bien! C’est en effet un sacré commentaire qui me fait réellement plaisir.

      Merci beaucoup pour tes remarques qui sont très constructives. Je suis d’ailleurs d’accord avec toi. Avec le recul, je me rends compte que certains éléments peuvent être un peu flous (tablette de l’architecte). Je mets ça sur le compte de l’inexpérience puisque Le Sort de Gaia était mon premier roman.
      Je te rejoins également sur l’absence de personnages féminins majeurs. Ezaba aurait mérité un développement plus approfondi, mais, là encore, je me suis naturellement dirigé vers des personnages masculins que je maîtrisais pour cette première série. La légende de Kaelig Morvan marque d’ailleurs un tournant pour moi puisque la fille du héros prend le pas sur son père dans la trilogie. Je viens également d’écrire un roman de SF à la première personne avec une héroïne de seize ans. J’ai adoré ce changement d’écriture.

      Pour ce qui est du bokken, je comprends bien la nuance, surtout si tu fais du kendo. Je le pratique en aïkido et même s’il est possible de tuer avec cette arme d’entraînement, cela demeurait très rare à l’époque. A ma connaissance, seul le samuraï Miyamoto Musachi utilisait le bokken comme arme principale. Dans mon roman, j’ai simplement souhaité imaginer une arme tranchante en bois très dur. J’ai constaté, avec un ami ébéniste, qu’il était possible de rendre très tranchant les bois denses (ébène, charme…). Dans Le sort de Gaia, j’ajoute un peu de magie pour que ça tienne la route…pirouette d’auteur…

      Merci beaucoup pour tes commentaires. C’est également grâce à ces retours qu’un auteur peut parfaire sa plume et déceler ses erreurs.

      Romain

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      1. Merci pour la reponse concernant le bokken, je me doutais bien que ca devait etre une particularite de ton monde, au passage je vais encore ajouter deux trois petites choses : j’adore l humour et les joutes verbales qu il y a dans le livre, et aussi le blog m aide beaucoup a l ecriture de mon propre roman, il est formidable par contre j ai lu tous tes articles et commence un peu a m ennuyer en attendant les prochains, j espere qu ils ne vont pas trop tarde 😉 quoiqu il en soit, je te dis bravo pour ce roman la.

        Aimé par 1 personne

  7. Arrggghh….oui…je traîne avec mes nouveaux articles.
    J’en ai quelques-uns en attente de côté, surtout des études de scénario. Et je manque un peu de temps en ce moment. J’écris un roman de SF et finalise un livre illustré où je gère textes, iconos et maquette. Un projet qui me tenait à cœur depuis des années et qui sortira en fin d’année: Légendes des 7 pays celtes.
    Je suis content que mon blog t’aide. Par ailleurs, si tu as des idées d’article, des demandes particulières, des trucs que tu aimerais que je développe dans le blog, je suis preneur. Je manque un peu d’inspiration à ce niveau en ce moment…

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    1. J essaie de voir ce que je pourrais effectivement propose mais il y a un petit probleme, ce n est pas les sujets qui me manquent, c est juste que j ai remarque que tu faisais des articles plus en general qu en profondeur a l inverse d autres blogs que j ai visites et moi le probleme c est que j ai justement besoin d articles qui vont plus dans les details, comme par exemple un article sur les plantes medicinales. Oh justement puisque tu es marin j aimerais bien un article sur la mer en general genre les reliefs qu on pourrait avoir en mer, les climats, l ambiance sur les bateaux, et surtout, quelque chose qui me manque cruellement et que je peine a trouver, les differents grades sur un navire (detaille avec des explications) parce que par exemple un capitaine sur terre ce n est pas la meme chose que sur un capitaine en mer. Voila un premier sujet. Quelque chose sur les politiques a travers les epoques m aideraient aussi (je ne suis pas tres calee en politique). Concernant l ecriture je n ai pas trop de sujets puisque ce que tu donnes dans la rubrique liens et telechargements est tres complets. Ah oui, j ai aussi un gros probleme concernant les distances, je sais que tu as deja ecrit un article sur ca et franchement tu m as aidee puisque je peinais a trouver la vitesse a laquelle pouvait marcher un homme ou un cheval (c est bete je sais mais sur d autres blogs que j ai visite c est parfois l info qu il manque pour que ca soit complet), donc je disais que meme si l article m a aidee ce que je n arrive pas a definir c est mon echelle pour ma carte. Voila je c est a peu pres ce qui me vient en tete. Bien sur, tu n es pas oblige de faire des articles sur ces sujets la et comme tu es occupe, rien ne t oblige a prendre en compte ce que j ecris mais comme tu es un peu en panne d inspiration pour ca, voila. Au passage, je ne savais meme pas que le bokken etait aussi utilise en aikido. Merci pour l info 😉

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  8. Bonsoir, est il possible qu un jour je puisse faire appel a toi pour etre un de mes beta lecteurs (ce ne sera pas maintenant mais prooablement dans tres longtemps car je ne suis qu a la phase de preparation du roman) j aimerai bien une fois avoir l avis d un auteur sur ce domaine. Bien sur ce n est rien si ce n est pas possible. Merci d avance pour la reponse.

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